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 our ghosts of the past were happy, them. (MALO)

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Zola Hemingway

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MessageSujet: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Jeu 26 Mar - 8:44


Come on skinny love
Malo & Zola.


Tu réponds à ton message positivement. On vient de te proposer d'aller en boîte cette nuit et comme tu ne travailles pas, t'acceptes. De toute façon, tu n'as rien d'autre de prévu et il est hors de question que tu passes ta soirée tout seul ; puisque ta soeur a décidé de partir en soirée, elle aussi. Et puis, pourquoi tu penses à elle ? Ça fait un bout de temps que c'est comme ça. Tu soupires et sors de ton lit, nu. Ben quoi ? T'as pas bossé de la journée et t'es resté devant la console depuis qu't'es levé. Pourquoi s'habiller ? D'autant plus que tu possèdes une bonne réserve de nourriture sous ton lit. Paquets d'chips, de Kinder Bueno, de gâteaux. Bon, d'accord. Ce n'sont que des trucs gras, mais tu t'en fous. Demain, t'iras faire un bon jogging pour perdre tout ça. Et puis, t'es pas gros. Tu peux te laisser aller de temps en temps. Voir … presque tout le temps, en fait vu qu'à côté, tu fais beaucoup de sport. Tu attrapes ta plus belle tenue et files dans la salle de bain, t'enfermant à l'intérieur à double tour. Te voilà dans ta pièce préférée … après ta chambre et la cuisine, évidemment. Tu files sous la douche, prenant ton temps pour te savonner. Faut qu'tu sentes bon. Affreusement bon. Même si en général, t'as une odeur naturelle plutôt … ben, qui sent bon, quoi. C'pas comme si tu puais la sueur comme beaucoup de personnes. Et encore heureux. Après tout, t'es un maniaque de la propreté physique alors ce serait une honte pour toi. Tu souris faiblement en y pensant et te rinces en vitesse avant de te sécher le corps et les cheveux. T'enfiles tes vêtements en veillant à ne pas les froisser au passage ; ce serait horrible, qu'ils soient froissés juste avant que tu n'arrives devant la boîte. Tu termines de t'habiller avant de te coiffer, mettant du gel pour qu'ils puissent tenir. C'est ensuite avec la brosse à dent dans la bouche que tu te mets du parfum. T'es multi-fonction ; t'sais faire plusieurs choses en même temps et ça n'te dérange pas du tout. Tu craches dans le lavabo avant de t'essuyer le contour des lèvres. Voilà, t'es parfait. T'enfiles ta veste et tes chaussures après être sorti de la salle de bain, puis prends tes clefs ainsi que ta carte bleue. Tu sors de l'appartement, non sans avoir fermé la porte à clef, puis montes dans ta voiture ; conduisant comme une mamie jusqu'au parking gratuit le plus proche de la boîte de nuit. Pas besoin de payer. Et puis, marcher cinq minutes n'a jamais tué personne.

La soirée début plutôt bien. Tu discutes avec tes amis, tu bois également quelques verres, riant parfois des blagues de certaines personnes. Tu danses, aussi. Malgré ton côté innocent, tu ne t'empêches pas de jeter des regards froids dès que quelqu'un s'approche de la personne avec laquelle tu danses. T'as l'intention de te taper ce mec, c'est vrai, mais ça, tu préfères ne pas le dire pour l'instant. Et puis, demain, les gens auront tout oubliés et – au pire, tu t'en fous. T'as plus rien à perdre maintenant alors tu peux te laisser aller. T'as plus rien à perdre depuis qu't'as compris que t'aimerais toujours cet abruti de Malo. Tu souffles et retournes au bar pour te commander un verre avant de remarquer que l'un des videurs se prend la tête avec un groupe de jeunes. Ils doivent avoir quoi … Dix-sept ans maximum ? Tu soupires et fixes la scène d'où tu es jusqu'à-ce que le premier coup parte. L'autre videur se ramène, mais contre sept, ils ne valent rien. Tu grognes et pousses plusieurs personnes sur ton passage avant de chopper un gamin pour lui demander « gentiment » d'arrêter cela. T'es bourré. Et t'es trop gentil. Un peu suicidaire aussi. L'un des videurs est maintenant à terre et personne ne fait rien pour l'aider. Tu soupires, ne remarquant pas l'autre homme qui arrive pour prêter main forte à l'homme. Tu perds tes moyens en entendant le jeune t'insulter et le premier coup part. Un coup de boule. Bien mérité. Mais qui vient de t'exploser le front. Tu fronces le nez et évites les coups, t'en prenant un ou deux, mais rien de très grave. De toute façon, t'es habitué à pire. C'est l'alcool qui te pousse à être violent. Tu sais que demain, tu t'en voudras. T'aimes pas la violence. Mais quand t'as bu, t'agis toujours bizarrement. Finalement, les derniers jeunes qui tiennent encore debout partent en courant, sortant de la boîte de nuit en vitesse et tu aides l'un des videurs à se relever en lui souriant. Il a la gueule éclatée et toi aussi, un peu, d'ailleurs. Tu sens l'goût amer dans ta bouche, mais tu t'en contre fiche. Tu te tournes ensuite vers l'inconnu tandis que les videurs s'éloignent. « Merci. Je ... Vous feriez mieux de rentrer ... Vous êtes assez amochés. » Dis-tu en comprenant ce que tu viens de faire. Tu déglutis et vas récupérer ta veste avant de te regarder dans l'un des miroirs présents dans les toilettes. Ta lèvre inférieure est en sang. Oh putain. Ta soeur va te tuer. Tu souffles et essuies le coin de tes lèvres avant de sortir. Tu titubes. Tu ne marches pas droit. Tu vois fou, aussi. Tu n'sais même plus où t'es garé. Et voilàààà. Zola. Tu commences à paniquer. Tu marches doucement, longeant le mur pour avoir un appui. T'as même envie d'gerber, mais tu sais très bien que tu ne le feras pas. Tu ne vomis jamais. - Enfin, t'as plutôt aucun souvenir d'avoir vomis, mon gars-. Tu hoquettes et renifles bruyamment, les larmes aux yeux. Tu te sens pitoyable. Avant, Malo serait venu t'aider. Sauf qu'il t'a jamais aimé, putain. Et qu'il est pas ici, non. Il est plus à Newy-York. Il n'est pas ici. Il est nul part. Tu ne le verras jamais et pourtant, tu penses encore à lui. C'est pire lorsque tu as bu. Le bruit de la boîte de nuit s'éloigne peu à peu et tu finis par te laisser tomber contre un arbre, posant ton visage contre l'écorce de ce dernier. Sanglotant, perdu, tu fermes les yeux. Il fait froid en plus. T'entends des rires. Sûrement des gens qui s'amusent. Sauf que toi, tu ne t'amuses plus, là. Plus du tout. Tu veux juste rentrer chez toi. Mais tu ne sais même pas où tu es. T'as trop avancé. Et t'es surtout trop bourré.
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Malo Vaughan

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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Jeu 26 Mar - 16:58

« Tu veux qu’on commande des pizzas ce soir ? Comme au bon vieux temps. » Tu demande pas ça par pure politesse envers ton frère. T’espère juste que votre vieille habitude aura raison de la rancoeur qu’il porte à ton égard. Mais, au fond, tu sais parfaitement que ça suffira pas. Si t’as plus une once d’estime pour ta personne, Noah en a encore moins. « Tu crois que c’est une foutue pizza qui va tout arranger, Malo ? » Non, bien sûr que non. Ce serait trop facile. Pas à la hauteur de ce que tu lui dois. Mais tu peux pas lui donner ce dont il a besoin pour que vous retrouviez ce lien fraternel qui vous unissait autrefois. Tu peux pas. T’es pas encore prêt pour ça. Prêt à parler. Prêt à mettre des mots sur ce que tu ressens. Prêt à avouer tout haut que, merde, tu pourras jamais être amoureux de quelqu’un d’autre que Zola. Peu importe à quel point tu pourras essayer. Parce que tu l’aime toujours. Même après trois ans. Même après tes tentatives désespérées de l’oublier dans des bras inconnus. « Oublie, j’essayais juste d’être sympa. » Il a un rire jaune qui te fais serrer la mâchoire. Jamais t’aurais cru perdre les deux personnes auxquelles tu tenais le plus ce jour-là. « Depuis quand t’es sympa ? » Il te pose la question sans te la poser vraiment, claquant la porte de sa chambre avant même que tu ne puisse réagir. T’es pas certain de pouvoir supporter ça encore longtemps mais tu peux t’en prendre qu’à toi même. Après tout, le seul à avoir merdé dans l’histoire, c’est bien toi, Malo. Un soupire s’échappe de tes lèvres, au moins t’es encore certain d’une chose : ce sera pas soirée pizzas ce soir. T’as à peine le temps de penser à autre chose que l’écran de ton téléphone dernier cri s’illumine sur un message de ta dernière conquête en date. Tu t’apprêtes répondre affirmativement à sa proposition de le rejoindre chez lui lorsqu’une fausse manip te redirige vers tes albums photos. Tu jures. Foutue technologie à mille billets pas fichue de faire ce qu’on lui demande. Machinalement, tes yeux se posent sur un dossier intitulé ne pas ouvrir et ton doigt ne peut s’empêcher de venir se poser dessus afin d’en afficher le contenu. T’as jamais aimé suivre les ordres, même ceux que tu te donne. Les images défilent sous tes yeux. Zola et toi. Partout. Tout le temps. Le sourire aux lèvres. Puis Zola, endormi dans les draps défaits de ton lit d’adolescent. La dernière photo que tu as prise de lui. Tu te souviens encore de ce week end que vous aviez passé enfermés dans la villa des Vaughan, profitant de l’absence de tes parents. Une nouvelle vibration te tire de tes pensées. C’est le même type mais tu ne prend même pas la peine de lui répondre au final. Ce soir, t’as juste besoin de te retrouver en tête à tête avec toi même. Un verre de scotch en option et une musique assourdissante en fond sonore.

Brooklyn. Tu viens rarement dans ce coin en dehors de tes sorties nocturnes, principalement fourré dans les quartiers chics qui entourent ton appartement la journée. Tu files quelques billets au chauffeur de taxi qui t’as déposé. Un peu trop mais il ne se fait pas prier lorsque tu lui dis de garder la monnaie, déguerpissant au plus vite à peine la portière claquée derrière toi comme si tu allais changer d’avis d’un moment à l’autre. Quelle connerie. Ton père te refile certainement le triple de son salaire mensuel, alors vingt dollars de plus ou de moins ne vont pas changer grand chose. Tu frissonne sous le coup de la brise légèrement fraiche et t’empresse de pénétrer à l’intérieur de la boite de nuit qui te fait face. Certaines personnes pestent tandis que tu leur passe devant, les ignorant la tête haute avec ton attitude de richard bien propre à ceux de ton milieu. Tu détestes attendre. Encore plus dans le froid et tu remercie intérieurement le mot magique qui te permet de passer partout. Vaughan. L’ambiance entre les murs est électrique, l’atmosphère suffocante. Peu t’importe. Tu as bien trop l’habitude de ce genre d’endroit pour y porter encore quelconque attention. Sans difficulté, tu trace ton chemin jusqu’au bar, commandant un verre que tu descends d’une traite sous le regard du barman qui t’en sers un second le sourire aux lèvres. Tes yeux divaguent légèrement sur son postérieur plus qu’alléchant alors qu’il se tourne pour se trouver dos à toi. Finalement, qui a dit que tu avais juste besoin de te retrouver en tête à tête avec toi même, hein ? Tes lèvres rencontrent à nouveau le liquide alcoolisé posé devant toi il y a quelques minutes et tu t’apprête à héler ton serveur lorsque du grabuge à l’entrée te fait détourner le visage. Bagarre ? Ton cerveau a à peine le temps d’assimiler l’information que tu te retrouves déjà à passer à tabac une bande d’adolescents surement trop défoncés pour leur propre bien. Les coups fusent. Tu t’en prends pas mal mais, étrangement, malgré le filet de sang qui s’échappe de ton nez, tu te sens bien. Ton arcade sourcilière prend un sacré choc. T’aurais su, tu te serais pas enfilé tes verres aussi rapidement. Ça te rend moins productif mais ça te file la rage et c’est tout ce dont tu as besoin. Ressentir autre chose que cette foutue culpabilité qui te quitte plus. Les jeunes finissent par battre en retraite et t’en profite pour essuyer brièvement le liquide rouge qui colore ton visage. « Merci. Je ... Vous feriez mieux de rentrer ... Vous êtes assez amochés. » Ton regard noisette se dirige vers la voix masculine qui s’adresse à toi, tandis que ta bouche reste entrouverte sur une réponse qui ne passe pas la barrière de ta gorge. Zola ? Tes paupières se ferment quelques secondes. T’es entrain de rêver, c’est la seule chose plausible qui te vient à l’esprit. Le temps que tu les ouvres à nouveau, le brun a déjà disparu dans la foule. T’as dû te prendre un sacré coup sur la tête pour voir des fantômes, Malo. Un rire nerveux t’échappe sans que tu ne puisse le retenir. T’as besoin d’une clope malgré ton estomac noué. Impossible que ce type ait été Zola. Qu’est-ce qu’il foutrait ici, hein ? Et puis, se battre ? Ça a jamais été son genre à lui. Pas comme ça. Et pourtant, tu peux pas t’empêcher de trouver ça bandant. T’as un problème, vieux.

L’air s’est encore rafraichi à l’extérieur. Ça te remet un minimum les idées en place tandis que la fumée de ta cigarette s’infiltre dans tes poumons. Des rires attirent ton attention, te faisant croiser une silhouette peut-être pas si inconnue que ça qui s’éloigne dans la lueur des lampadaires qui grésillent. C’est con mais t’as besoin d’en être certain. Certain que ton foutu passé t’as pas rattrapé pour venir te coller une claque en pleine gueule. Alors tu la suis, cette silhouette qui fait remonter en toi des flashbacks que t’aurais voulu oublier. Que tu t’acharne à oublier. Le corps s’immobilise après s’être laissé tomber contre un arbre et tu te fige, les muscles tendus sans possibilité de bouger. Non, t’as pas rêvé, Malo.
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Zola Hemingway

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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Jeu 26 Mar - 19:07


Come on skinny love
Malo & Zola.


T'es tellement défoncé que tu n'as même pas reconnu Malo. Pourtant, c'est bien lui qui se tient devant toi. C'est bien lui qui est venu aider les videurs, comme toi. Il n'a pas changé et pourtant, à cause de l'alcool et du sang sur son visage, tu ne le reconnais pas. Lui, il sait qui tu es. Rien qu'à voir sa réaction, rien qu'à voir la tête qu'il fait, c'est sûr. Il sait qui tu es. Alors, pourquoi ne réagit-il pas ? Et toi, pourquoi ne le remarques-tu pas ? Sûrement est-ce ton cerveau qui te le cache, pour ne pas que ton coeur souffre à nouveau. Parce que oui. Si tu te rends compte que c'est lui, tu vas avoir mal. Terriblement mal. Ce serait comme si on se moquait de toi. Tu ne veux plus le voir, Malo. Enfin, c'est ce que tu essais de te faire croire, mais dans le fond, tout ce que tu désires, c'est de pouvoir l'enlacer et humer son odeur. Oui. T'as juste envie de pouvoir te retrouver dans ses bras une dernière fois, une dernière nuit. Mais c'est impossible. Parce que Malo n'est pas là. Il est parti. Il est mort pour toi. Tu soupires en sortant de la boîte de nuit, titubant. Te rattrapant au mur du bâtiment, tu souffles fort. T'as la tête qui tourne. Et l'envie d'gerber se fait de plus en plus ressentir. Oh bordel. Tu te sens tellement minable. Si ta soeur te voyait ainsi, sûrement te laisserait-elle dans ta merde. Elle te l'a déjà dit de toute façon ; que t'as changé depuis que ton ex t'a quitté. En même temps, à quoi s'attendait-elle ? Que tu ne déprimes pas ? Que tu ne te mettes pas à sortir et à te faire prendre à droite et à gauche pour oublier ta peine ? Conneries. T'avais que ça à faire. Et t'as toujours que ça à faire. Pour te prouver que t'es désirable. Pour te prouver que tu peux plaire à quelqu'un comme Malo. Non. Pas comme Malo. Parce que lui, il est incomparable. Il est unique. Ca craint. Même après trois ans, tu n'arrives pas à lui en vouloir comme tu le devrais. Reniflant bruyamment, tu te laisses tomber contre un arbre en sanglotant. T'as même plus la force de marcher. Au pire, t'es perdu. Attendre de dessoûler est sûrement la meilleure chose à faire. Quoi que c'est dangereux, aussi. On pourrait t'agresser. Ca t'es déjà arrivé une fois, mais t'as su t'éclipser au bon moment. Putain. Avant, t'aurais jamais eu les couilles de sortir aussi tard, de te balader tout seul dans le noir. Et regarde où t'es maintenant. T'es bourré et tu squattes le sol d'une petite rue en pleine nuit. Ca craint. T'as changé, Zola. En mal et en bien. Et c'est ce qui effraie ta jumelle. Tu souffles et lâches un hoquet en te recroquevillant sur toi-même. T'as juste envie de dormir. De retrouver ton lit et d'oublier à quel point tu n'es rien. Parce que ouais, t'es juste un mec comme un autre. Un mec qui va crever dans quelques années, alors que t'auras même pas pu profiter pleinement de la vie. Ben ouais. Toi, tu te voyais déjà fiancé à Malo quand vous étiez ensembles. Tu te voyais éduquer vos enfants, rentrer à la maison et lui préparer de bons petits plats. Maintenant, qu'est-ce que t'as comme rêve ? Rien. Rien du tout. Tu te lèves chaque matin pour pas crever, pour pas finir clodo, tout simplement. Sursautant en entendant des rires, tu regardes la bande de jeune au loin. Eux au moins, ils s'amusent. Tu tournes la tête pour regarder autour de toi et te figes. Q-qui c'est celui-là ? Pourquoi il te fixe comme ça ? Tu te relèves, fronçant les sourcils. La terre autour de toi tremble tandis que tu tentes de faire un pas. Tu titubes, avançant vers le jeune homme que tu aurais déjà dû reconnaître. Seulement, t'avances trop vite et tu finis par te rattraper à lui, à ce presque inconnu. Déglutissant, tu le relâches en tentant de t'excuser, mais tu ne sors qu'un stupide ; « J'suis pardon ... » Ouaaais. Bien ! Tu nous as inventé une nouvelle phrase, là, ou quoi ? Tu plisses les yeux en relâchant l'homme, détaillant son visage du regard. « C'bizarre … Vous ressemblez à … à ... » Tu t'arrêtes de parler en reculant de plusieurs pas, les yeux écarquillés. Non. Non. NON ! C'est sûrement l'alcool qui fait ça. Ahahaha. Oui ! C'n'est pas possible autrement ! Il ne peut pas être juste devant toi ! Il ne peut pas être le mec qui t'épie depuis quelques secondes, voir minutes ?! Les larmes montent à nouveau jusqu'au coin de tes yeux tandis que ton coeur se serre atrocement. Oh bordel. Tu le fixes, n'arrivant même pas à prendre tes jambes à ton cou, bien que tu aimerais le faire. Ouais. Putain. C'que t'aimerais t’enfuir, mais tu ne peux pas. « J-Je … Malo …? » Demandes-tu, voulant être sûr de toi avant de prendre une décision. T'as envie de partir. Tellement. Mais t'es aussi pleins de questions. Qu'est-ce qu'il fout ici ?!  
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Ven 27 Mar - 22:41

T’as foncé dans le tas. Tête baissée. Un peu d’alcool dans le sang et impossible pour toi de résister à l’appel de la bagarre. Remarque, même sans, t’as toujours eu ce côté en toi. Chercher la merde, c’est un peu comme ta seconde nature. Ça te fait du bien, de frapper. Sur le coup seulement. De pouvoir te sortir de la tête ce trop plein de sentiments qui t’assaillent malgré tes apparences froides. Le problème, c’est que ça ne dure jamais longtemps. Alors tu recommence sans cesse quitte à terminer à l’hosto parfois. Cependant, t’arrive pas à regretter de te mettre dans de telles galères. Sauf peut-être aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui, c’est différent. Aujourd’hui, Zola se battait aussi. Et merde, tu peux pas te faire à cette idée. T’as même trouvé ça bandant quelques secondes de t’imaginer l’Hemingway du sang au coin des lèvres. La preuve que tu t’améliores définitivement pas avec le temps, pauvre Malo. Pas foutu d’oublier l’ex que tu as quitté de la façon la plus ignoble possible il y a trois ans. Tu te sens perdu. Déstabilisé. En colère. Contre toi mais aussi contre lui d’être réapparu ainsi sans crier garde, réduisant à néant le peu de chemin que t’étais parvenu à faire sans lui depuis. Et tu déteste toutes ces sensations qui te tiraillent de l’intérieur. Parce que, à nouveau, il te fait perdre tout tes moyens à toi, le fier Malo Vaughan à l’allure inlassablement impeccable. Tu pourrais presque entendre ton masque de froideur s’éclater au sol devant la scène qui se déroule sous tes yeux. Un Zola sans aucun doute bourré et sanglotant à même le trottoir. T’as le coeur qui se déchire un peu plus de le voir dans cette position, en plein milieu de la nuit sombre qui enveloppe Brooklyn. Parce que tout ça ne lui ressemble pas. Parce qu’il y a encore quelques années, t’aurais été là pour veiller sur lui. Veiller à ce qu’une telle chose ne se produise pas. Bon sang, qu’est-ce que t’as fait ? T’aurais pu jeter ta fierté de Vaughan à la poubelle, avec tes caprices de gosse de riche mais t’as fais le choix opposé. Tout ça, c’est de ta faute. Uniquement la tienne. Et même si tu regrette cette décision, tu peux pas aller en arrière. C’est pas comme ça que t’as été éduqué. Des rires au loin te font brusquement redescendre sur terre. C’est le moment ou jamais de prendre tes jambes à ton cou une deuxième fois. De fuir comme un lâche les obligations que tu as envers lui. Les explications que tu lui dois, à lui qui croit certainement encore que tu n’as fait que jouer avec son coeur durant onze longs mois. Pratiquement une putain d’année que ton égoïsme et ton impatience ont finit par foutre en l’air. Sauf que t’as pas de porte à lui claquer au nez cette fois. Aucune échappatoire tandis qu’il titube vers toi, arrivant à ta hauteur bien avant que ton cerveau ne soit parvenu à s’en rendre pleinement compte. Il se rattrape à toi. Te fais frissonner presque imperceptiblement lorsque ses mains rencontrent la peau nue de tes bras. C’est à ce moment que tu prend conscience que t’as oublié ta veste dans cette boîte. Et c’est pas autant les deux milles dollars qu’elle vaut que le fait que t’as plus cette barrière protectrice sur toi qui t’emmerde. T’as l’estomac noué. Le coeur en vrac. Et une envie irrépressible de le serrer dans tes bras. Il s’excuse. T’as envie de lui crier que c’est pas à lui de s’excuser même si, toi, tu t’abaissera jamais à ça. Puis tu comprend qu’il t’as pas reconnu. Pas encore. Et ça te fait mal. Plus mal que ton arcade sourcilière explosée qui te pique depuis que t’es sorti prendre l’air. « C'bizarre … Vous ressemblez à … à ... » Non. Ne le dis pas, Zola. Ça rendrait ce moment trop réel et t’es pas prêt à assumer tout ce que ça engendrait. Mais ses yeux s’écarquillent et t’as pas de mal à saisir que c’est trop tard. Que ta soirée ne finira pas au lit avec ce barman qui te semble à présent totalement insipide quand tu l’as lui sous les yeux. Tu recule légèrement. Essayant de mettre une certaine distance entre ton ex et toi. De la distance. Même à des milliers de kilomètres, il y en a jamais eu assez, de la distance. « J-Je … Malo …? » T’essaye de détourner le regard de ce visage qui hante ta mémoire mais ton cerveau est en désaccord. Il veut regarder. Redécouvrir. Ta mâchoire se serre d’être aussi faible tandis que ta fierté revient au grand galop avec ton attitude froide et hautaine. « Salut, Zola. » Pauvre type. Tu te traites intérieurement. De n’avoir rien de plus à lui offrir qu’un banal salut et ton tempérament exécrable.
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Ven 27 Mar - 23:12


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Malo. C'est Malo qui se tient devant toi. Tu n'en reviens pas. Le voir ici, maintenant, te chamboule. L'alcool doit sûrement en rajouter tandis que tu sens ton coeur se serrer. Tu l'as touché. Après toutes ses années, tu l'as touché, tu l'as revu. Tu te sens soudainement plus vivant que tu ne l'as été ces trente-six derniers mois. Comme si le simple fait de le voir pouvait soulager toute ta tristesse. Alors que non, pas du tout. Le revoir te fait repenser au jour où il t'a quitté. Putain. Ta soeur t'avait soûlé ce jour-là, pour que tu acceptes enfin de te montrer au grand jour avec le jeune Vaughan. T'avais hurlé, pleuré, tapé du pied, mais elle avait fini par te convaincre. Alors, avec toute l'excitation que ton être pouvait enduré, t'es allé chez Malo pour lui dire que t'étais prêt, que tu lui ferais plus de la peine à cause de ta lâcheté. Sauf que … ça ne s'est pas vraiment passé comme prévu. Toi, t'as commencé à le supplier. Il fallait qu'il t'écoute. Si tu parvenais à lui dire que tu voulais tout balancer au monde, si tu parvenais à lui dire que tu n'avais plus peur du regard des autres, peut-être qu'il ne te quitterait pas ? Malheureusement, tu n'as pu rien dire. Il était trop froid, trop brutal. Il a serré beaucoup trop fort ton bras. T'étais complètement flippé. Alors t'as rien dit. Par peur qu'il te frappe, par peur qu'il t'humilie encore plus. Alors, t'avais simplement pleuré, couiné. T'as attendu un long moment devant la porte. Sûrement une heure, voir deux. Sauf que Malo n'est jamais venu t'ouvrir. T'étais resté silencieux jusqu'au moment de partir, complètement détruit. T'aurais jamais cru qu'il puisse te faire du mal. Pourtant, ta soeur te l'avait dit, qu'il avait une sale réputation. Et t'avais pas voulu l'écouter. Aujourd'hui, où t'en es ? C'est simple. T'as pas pu l'oublier. Tu l'aimes toujours malgré toute la peine qu'il t'a fait. Et maintenant qu'il est là devant toi, tu pourrais le détester, l'insulter, le frapper, mais t'es pas comme ça. T'es faible. Trop faible quand il s'agit du jeune homme. Alors, tu recules, les yeux écarquillés et les larmes te menaçant de couler. Il recule lui aussi, te faisant ressentir une certaine douleur dans la poitrine. Quoi ? Pourquoi il fait ça ? Pourquoi est-il aussi froid ? Ah oui … «  Parce qu'il t'a jamais aimé. » Un simple salue traverse la barrière que forment ses lèvres et tu te crispes. Quoi …? Juste ça ? Il a que ça a te dire après tout ce temps ?! Putain. Et c'est toi qui t'excuse en plus. T'es tellement faible Zola. Tellement. Tu sens les premières larmes coulées. Pourquoi tu pleures, hein ? Pourquoi te montres-tu ainsi face à lui ? Ne t'a-t-il pas assez humilié comme ça ? Tu serres les poings, le ventre et la gorge noués. Il mériterait plus que tu ne vas lui faire, mais tu ne peux pas être méchant. Non. T'as tes limites. Des limites que tu ne pourras jamais franchir, même si l'on te frappe, même si l'on te blesse. T'es né comme ça Zola. T'as ça dans le sang. Trop gentil trop con, comme on dit. Tu avances de plusieurs pas, titubant légèrement et laisses ta main rencontrer sa joue, le giflant si fort que le bruit résonne dans tes oreilles. « Je – C'est tout ? C'est vraiment tout ce que t'as à me dire après tout ce temps ? Un simple salut ? Un putain de salut Zola comme si c'était normal qu'on s'adresse la parole après c'que t'as fait ?! » Tu n'hausses pas la voix, mais le ton est là. Froid. Tu lui montres toute ta haine à travers tes mots, bien que tes yeux trahissent ton amour pour lui encore présent. Hoquetant, tu t'éloignes brusquement comme si tu venais de te brûler, retenant ton souffle. T'es proche de la crise d'angoisse, tu le sens. T'as du mal à respirer, ton pouls s'emballe. Putain non ! Pas ici ! Pas maintenant ! Pas devant lui ! Tu retournes contre l'arbre pour avoir un appui, fermant les yeux, essayant de te calmer. Pourquoi il est là, hein ?! Foutu destin ! « T-T'as pas l'droit de ... d'être là ! J-je te déteste Malo ! P-Pars. Pars … F-fais au moins ça j't'en supplie … Je … J'suis désolé de … De … pour tout … Désolé de .. d'pas avoir été à la hauteur des tes attentes o-ou de je-sais-pas quoi … M-Mais t'avais pas le droit d'me faire ça ! Non … Je … Ils avaient raison … J'aurais dû les écouter quand ils m'ont dit qu't'étais qu'un connard égoïste et puéril. » Tu craches tes mots sans pour autant les penser et poses ton front contre l'écorce de l'arbre une nouvelle fois, venant essuyer tes joues du bord des manches de veste. Quel con.
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Sam 28 Mar - 0:58

Ce serait mentir que de dire que tu t’étais pas imaginé d’éventuels retrouvailles. Mais dans aucun de tes scénarios imaginaires, tu n’avais pensé à celui-ci. A ce Zola un peu déboussolé et tes mauvaises habitudes plus présentes que jamais. En réalité, t’es perdu. Trop pommé pour agir autrement que sous ton masque qui te fait être quelqu’un d’encore plus détestable que tu ne l’es vraiment. T’aurais voulu, passer ta main dans ses cheveux, te prouver qu’il est bien là face à toi bien qu’il n’y est aucun doute possible. Sauf que t’as perdu ce droit. Tu l’as laissé filer volontairement en même temps que ton bonheur pour ta satisfaction personnelle. Pour un caprice de riche impatient. Parce qu’il serait venu, tôt ou tard, ce moment où t’aurais pu hurler au monde entier à quel point t’étais amoureux de ce type. A quel point t’es amoureux de Zola Hemingway. Mais les Vaughan n’attendent jamais. Ils ne connaissent pas ce mot. C’est peut-être triste à dire mais c’est la réalité. Quand finiras-tu par arrêter de merder avec ces choses qui te tiennent à coeur, Malo ? Avec ces personnes qui te rendent meilleur. Tu sais pas. T’as jamais réussi à faire autrement que de casser tout ce que tu tiens dans tes mains. Et Zola en a fait les frais. Pas d’exception à la règle. Ton regard se détourne de ses yeux qui s’emplissent de larme. Tu peux pas supporter ses iris qui te fixent de la sorte après ce que tu lui as fait endurer. Et pourtant, t’as trop de fierté pour le prendre dans tes bras et lui avouer que t’as merdé. Trop de fierté mais aussi trop de honte. Trop de honte de l’avoir fait souffrir. De le faire souffrir. De ne plus être cette personne qui le consolait au lieu de le briser. D’être le parfait connard. De ne pas réussir à mettre des mots sur ce que tu ressens à l’intérieur. Même si tu le faisais, qu’est-ce que ça changerait hein ? T’es allé trop loin cette fois pour retourner en arrière et essayer de tout effacer. Terminé l’adolescent qui ne savait plus quoi faire dans l’espoir que Zola le remarque. Terminée cette histoire. Et c’est ça qui te fait un peu peur aussi. Parce que l’avoir devant toi te fait réaliser que tout ça a touché à sa fin. Tout ça rend votre rupture et tes paroles odieuses envers lui trop réelles. Tu t’imagines sans peine les larmes qui commencent à couler sur ses joues rosies par la brise fraiche et ton coeur de serre. La douleur encore plus intense que celle qui résulte de la baffe qu’il vient de te claquer en plein visage, réveillant par la même occasion celle qui te lance au niveau du sourcil. T’aurais sans doute pu l’arrêter avant qu’elle ne t’atteigne si seulement tu avais eu les couilles de ne serait-ce que le regarder en face. Étrangement, tu reste impassible malgré la guerre que se livrent entre eux ton coeur et ton cerveau. Si cela n’avait pas été Zola, t’aurais déjà rendu les coups depuis longtemps. Mais tu peux pas lever la main sur lui. Lui qui a toujours tant signifié pour toi. Tes oreilles bourdonnent légèrement suite à la gifle, tu le remarque à peine, trop concentré sur ces mots qui sortent de sa bouche et te retournent les entrailles. Sa voix reste calme malgré son ton plein de froideur. Tu déteste ça. Parce que tu te rend encore plus compte d’à quel point tu as pu le blesser. À quel point il est toujours blessé malgré ces trois dernières années. T’aurais préféré qu’il te hurle dessus tandis que, comme un con, tu reste planté là. « T’aurais préféré quoi ? Que je m’excuse ? » T’es trop sarcastique pour ton propre bien. Stupide idiot. Comme si tu ne lui avais pas déjà fait assez de mal comme ça. Mais comment pourrais-tu réagir autrement alors que tu ne te pardonne même pas à toi-même. Peut-être que c’est du sien dont t’as besoin, de pardon. Une part de toi le réclame ardemment tandis que l’autre espère que Zola ne s’abaissera pas à ça. Parce qu’il vaut bien mieux que toi. Parce que tu ne le mérite pas. Que tu ne l’as jamais mérité. Tes lèvres se pincent. T’arrive à sentir la crise d’angoisse qui se met à monter en lui et cela ne fait qu’augmenter la culpabilité qui te ronge déjà. Si seulement t’avais eu moins de fierté, peut-être que tout aurait pris une tournure différente. Sauf que t’as jamais eu le courage d’appuyer sur ce foutu bouton appeler après ça. Les Vaughan ne s’excusent pas. Les Vaughan ont toujours raison. T’as envie de cracher sur ces mots que te répétait sans cesse ton père et, pourtant, tu les a entendus trop souvent pour ne pas y croire. Quand tes yeux se tournent de nouveau vers Zola, il est retourné près de l’arbre, sa voix te transperçant de part en part. Te faisant mal autant qu’elle te fait du bien. Il te déteste. Comment t’aurais pu penser le contraire. L’entendre de vive voix te blesse mais t’as pas le droit. Pas le droit d’être blessé quand il a raison de ressentir une telle chose pour toi. Puis il se dit désolé. Mais désolé de quoi Zola ? T’as pas à l’être. Inconsciemment, tu réduis la distance qu’il a mise entre vous en allant prendre appui contre l’écorce, t’arrêtant quand tu prend conscience que tu redeviens physiquement proche de lui. Assez pour le toucher. « Si c’est ce que tu veux, que je parte, alors d’accord. Mais arrête d’être désolé quand tu n’as pas à l’être. Tu vaux mieux que ça. » La tonalité de ta voix est moins dure que précédemment. Tu flanches déjà, toi qui te plait à te donner des airs de dur. « Au moins, t’as retenu la leçon maintenant, concernant les connards égoïstes et puérils. » Intérieurement, t’espère que non, il l’a pas retenue cette foutue leçon.
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Sam 28 Mar - 11:25


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Putain, mais quel con. Il a raison. T'aurais préféré quoi, hein ? Qu'il s'excuse ? Non. Cela aurait été beaucoup trop facile, c'est vrai. Malo est un Vaughan après tout. Et tu connais bien sa famille. Ils sont tous pareils. Sauf son frère. Son frère, c'est le seul qu'est normal, qu'est gentil chez eux. Il s'est même excusé pour Malo, alors que tu sais très bien que lui, il en a rien à foutre contrairement à son cadet. T'aurais dû tomber amoureux de son frère, tiens. T'aurais p't'être pas eu à souffrir autant. Mais bon. L'amour est un salop. On ne le contrôle pas. Il nous fait mal. Il abuse de nous, de notre coeur. Un coeur ? Est-ce que le tien est toujours en vie, tiens ? Non. Enfin, si. Mais il était mort jusqu'à ce soir. Mort. Enterré. Tu t'étais empêché de ressentir ce genre de trucs jusqu'à ce soir. Tout ça à cause de Malo. De ton ex petit ami. De ce mec que t'aimes encore malgré tout ce qu'il t'a fait subir. Bordel, si ta soeur te voyait … Tu secoues la tête en baissant les yeux. Il a raison. Totalement raison. Et cela te prouve encore une fois que tu n'as réellement jamais compté pour lui. C'est horrible ; cette sensation de déchirement qui te tiraille le coeur. Comme s'il n'avait pas assez souffert, comme si tu ne t'étais pas assez senti minable comme ça. Tu retournes près de l'arbre pour avoir un appui. T'es si faible en sa présence, Zola. Pourquoi t'es comme ça ? Tu t'es battu y'a cinq minutes sans mesurer tes coups et là, tu lui as donné une simple gifle. Et encore, c'était plus une claque comme on en est met aux enfants sur les fesses lorsqu'ils ne sont pas sages. Alors pour te protéger, pour garder le peu de dignité qu'il te reste, tu lui craches des mots que tu ne penses pas. Tu dis le détester alors que ton coeur ne réclame que lui. Tu l'insultes de connard alors que tu lui as déjà pardonné, alors que tu ne lui en as jamais voulu. Dans le fond, tu le comprends. T'es pas vraiment normal comme gars. Les autres sont virils, ils savent se battre et ils sont sûr d'eux. Toi, t'es quoi ? Un minable. T'as peur de tout. Du noir, des fantômes, de l'amour, d'être abandonné. De tout petit. T'as même peur d'une simple fourmis alors que putain, tu crois qu'elle va de faire quoi cette bestiole ? Tu renifles bruyamment après avoir essuyé tes joues du bout de tes manches. T'en as marre, vraiment marre de toujours ressentir ses sentiments à l'égard du jeune Vaughan. C'est juste horrible. Il s'approche. Tu le sais parce que t'entends le bruit de ses pas. Non. Non. Il n'a pas le droit de torturer de la sorte. Tu ne veux pas le voir. Tu ne veux pas ! Il parle à nouveau. Si tu vaux mieux que ça ? Non. Pas vraiment non. T'as toujours été ainsi, il devrait le savoir. Même quand ce n'est pas de ta faute, tu te sens obligé de t'excuser. Pourtant, contrairement à Malo, personne dans ta famille n'est comme toi. T'es le seul comme ça. Et tu te demandes bien pourquoi. Retenue la leçon ? Tu serres les dents en reniflant, sanglotant toujours, mais moins violemment qu'au départ. « C'est vraiment ce que tu crois, Malo ? » Tu te tournes vers lui. C'est peut-être le moment ou jamais de tout lui dire. De le faire culpabilisé -s'il est à-même de culpabilisé, tiens.- Tu le fixes froidement. « C'jour-là, j'étais pas venu pour qu'on joue aux jeux ou pour qu'on se câline, moi. J'étais enfin décidé. J'avais enfin le courage de tout dire à tout le monde ! » Tu parles, haussant la voix pour être sûr qu'il t'entende, qu'il t'écoute. « Je … J'avais peur que tu m'quittes à cause de ç-ça a-alors j'étais prêt, j'avais pu trouver le courage de me montrer tel que j'étais devant tout le monde et toi, t'as fait ?! Tu m'as jeté comme la plus misérable des choses ! Comme si j'étais rien ! Juste un objet avec lequel on s'amuse un temps ! Enfin c'bien c'que tu m'as dit … Que j'étais juste un jouet .. » Tu secoues la tête. C'est reparti, tu recommences à chialer. Putain, Zola. T'abuses, là. Si seulement il savait à quel point tu l'aimais, et à quel point tu l'aimes toujours autant. Tu serres les poings, baissant les yeux. Tu n'oses plus le regarder en face. Tes jambes tremblent et t'as l'impression qu'elles vont te lâcher d'un moment à l'autre. « Retenue la leçon ? Non. J'l'ai pas retenu ta leçon Malo. Je .. J'arrive pas à te détester comme je le voudrais. J'arrive pas à faire taire mes sentiments. Et tu peux rigoler hein ! Ca doit être jouissif de savoir que moi, malgré tout ça, malgré ces trois ans loin de toi, j't'aime toujours ! » Finalement, tu oses planter ton regard blessé dans le sien avant de lui tourner le dos. « Alors oui, casse-toi Malo. J'ai pas b'soin de toi pour savoir que j'suis qu'un minable. »
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Sam 28 Mar - 13:44

T’as jamais été bon pour lui. T’aurais aimé t’en rendre compte avant. Avant de lui briser le coeur en le traitant comme un moins que rien. Parce que Zola a toujours mérité mieux que toi. T’arrive encore à te souvenir de Noah qui te disait de tout faire pour le garder à tes côtés et t’en rigole intérieurement. C’était pourtant simple mais t’as pas réussi. T’as laissé ton égo surdimensionné se mettre en travers de votre histoire et c’est un poids que tu t’efforce de porter. Ça aurait dû te faire réaliser qu’il était temps de changer mais t’as cette foutue fierté qui revient au grand galop à chaque fois que tu ne fais que serait-ce mine d’essayer. T’aurais dû être plus comme ton cadet. Plus gentil, plus souriant. Moins con. Sauf que t’as cette responsabilité qui incombe à l’aîné des Vaughan sur les épaules. T’as été éduqué dans cette optique, reprendre les affaires de ton père. Et on ne fait pas marcher un empire comme celui de ta famille en ayant cette attitude trop douce de personne qu’on pourrait bouffer tout cru. Si tu n’étais pas autant attaché aux facilités de l’argent et de ton milieu social, t’aurais presque pu souhaiter être né dans une autre famille. Ça aurait certainement changé beaucoup de choses. Peut-être même que tu ne serais pas là, face à lui, dans de telles circonstances. Des circonstances qui te font sentir encore plus bas que terre. Enterré en seule compagnie de ton égoïsme indécent et ta culpabilité qui te ronge. Parce que, oui, t’en as de la culpabilité. Et t’avais jamais ressenti ça avant de faire ce que t’as fait à Zola. Tu te sens faible sous ses yeux car, pour une fois, tu sais que t’es en tord dans cette histoire. Que le blâme, t’es le seul à le porter. Et cette main qui s’est abattue sur ton visage ne fait rendre ça que plus réel que ça ne l’était déjà. Plus douloureux aussi. Bien fait pour toi, Malo. On peut pas dire que tu l’as pas cherchée celle-là. Ses sanglots diminuent tandis que sa voix te parvient de nouveau aux oreilles. Tu sais que tu vas t’en prendre plein la gueule et, étrangement, t’as plus envie de bouger. T’as besoin de l’entendre te dire à quel point il te déteste après tout ça. Peut-être même que c’était ça qu’il te manquait pour parvenir à l’oublier ne serait-ce qu’un peu. Sauf que les mots qui dépassent la barrière de ses lèvres ne sont pas ceux auxquels tu t’attendais. Tu te fige de nouveau, le regard fixé sur celui à qui tu as donné ton coeur depuis longtemps sans chercher à le reprendre. T’as la tête qui tourne et un bourdonnement assourdissant dans la boîte crânienne en bonus. Jamais t’aurais pensé que t’arriverais à te sentir encore plus minable que ça. Et pourtant, c’est le cas. Si t’avais déjà plus d’estime pour toi-même, c’est pire encore à présent. Parce qu’il vient de t’apprendre que si tu l’avais laissé parler ce jour-là, tout aurait été bien différent. Mais t’as eu peur de plus avoir les couilles de le faire après ça, alors tu t’es contenté d’agir comme le superbe connard que t’es au fond. Putain, Malo, il était prêt. Prêt à te donner ce dont t’avais le plus envie à cette époque : t’afficher avec lui devant tout le monde. Comme si vos rencontres en cachette n’auraient pas pu te suffire encore un peu. Juste un objet avec lequel on s’amuse un temps. L’entendre de sa bouche te fait réaliser un peu plus à quel point tu peux agir comme un con quand tu t’y met. Parce que tu lui as dit la chose la plus horrible qui puisse être dite sur terre même si ce n’était qu’un mensonge. Et tu peux pas t’imaginer ce qu’il a du ressentir à ce moment. Car il tenait à toi. Car tu lui avait promis monts et merveilles. Promis un futur ensemble. Ton regard se baisse sur le macadam, accablé de honte, avant que tu le relève de nouveau vers lui en attendant ses pleurs reprendre. C’est toi qui le fait pleurer. Toi et seulement toi, Malo. T’as envie de le prendre dans tes bras, sauf que t’as plus ce droit là non plus. Alors tu le regarde sans rien faire, te blessant volontairement de le voir dans cet état en sachant que tu ne peux rien faire. Impuissant. Sa voix s’élève de nouveau, te donne des frissons. Il te déteste pas. Et tu sais pas si ça doit te soulager ou bien au contraire tandis que ton estomac se noue douloureusement. Ses yeux viennent se planter dans les tiens. Tu peine à le supporter. T’as envie de te détourner mais, de nouveau, t’as pas été élevé comme ça. Alors tu soutiens ces iris pleines de reproches qui alourdissent ton coeur. Ce dernier tressaute dans ta poitrine, accélère. J’t’aime toujours. Non, Zola. Tu peux pas. C’est impossible. Et pourtant, tu les as pas rêvés ces mots qui te donnent presque envie de pleurer. « Zola… » Tu murmures, presque imperceptiblement. Dans un mouvement inconscient, ta main vient se poser sur son épaule avant que tu ne la retire brusquement en te rendant compte de ton geste. Ton visage se tourne pour regarder un peu plus loin, éviter cette silhouette que tu connais par coeur alors que tu sens à peine ces mots sortir de ta bouche : « Pour ce que ça vaut, je suis désolé. » Soudainement, tu te sens étrangement soulagé d’être parvenu à faire taire ta fierté quelques secondes sans vraiment en prendre conscience. Parce que cette phrase a glissée sur tes lèvres comme la chose la plus naturelle que tu n’ait jamais faite. T’hésite à reprendre. Tu perds tes moyens, t’es plus sûr de rien toi qui sais toujours tout sur tout. « Désolé parce que, malgré ce que tu pense, c’est moi qui ait pas été à la hauteur. Et je vais pas rigoler. Crois moi, c’est la dernière chose que j’ai envie de faire alors que je me suis jamais senti aussi con qu’aujourd’hui. J’ai espéré que t’aurais tourné la page, que t’aurais fait ce que j’arrive pas à faire : oublier. J’pense que j’ai pas besoin de te dire que t’as toujours mérité mieux que moi. » Tes yeux ne le regardent toujours pas. T’as peur. De sa réaction. De ce qu’il va te dire ensuite. De ce qu’il va se passer ensuite, quand tu rentreras seul à l’appart sous les reproches de Noah, plus brisé qu’avant mais en ayant pris soin de remettre ton masque. T’as l’impression de passer ton temps à te cacher. C’est terminé. Pour le moment en tout cas. « Putain. J’ai pas le droit de te faire ressentir ça envers moi après ce que j’ai fais, Zola. » Ton poing se serre. T’as envie de frapper sur n’importe qu’elle surface assez dure pour te punir.
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Sam 28 Mar - 17:13


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T'es complètement paumé, Zola. Tu ne sais plus quoi dire, quoi faire. Devrais-tu lui faire croire que tu le détestes, que tu l'as oublié ? Non. Parce que c'est totalement faux. Oh, pourtant, tu aurais pu. T'aurais pu laisser un autre homme s'approcher de toi. Y'en a eu des mecs qui ont voulu plus qu'une simple nuit à tes côtés, mais tu les as toujours envoyé chier. Enfin, c'est ta soeur généralement qui leur faisait comprendre par message avec ton téléphone. Parce que t'as jamais eu les couilles d'être méchant avec quelqu'un. T'oubliera jamais Malo. Non. Et ça, tu l'as compris au bout du troisième mec avec qui t'a couché après lui. Quand il s'est arrêté en pleine partie de jambes en l'air parce que t'avais gémit le prénom de ton ex. Bordel, tu t'étais senti con ce soir-là, mais en fermant les yeux, t'avais pu imaginé qu'c'était le jeune Vaughan qui te touchait et pas un parfait inconnu rencontré dans une boîte gay de New-York. Cela t'avait fait plus de bien que tu n'aurais pu le croire, de le voir un instant au travers de ton imagination. Sauf qu'en entendant les insultes du mec qui se rhabillait, t'es vite retourner à la réalité. C'était pas Malo. Il t'avait bel et bien quitté et toi, t'étais de nouveau seul comme un con. Tu renifles bruyamment. C'est sale comme truc, mais tu n'as pas vraiment de mouchoirs, là. Alors tu ne peux faire que ça pour le moment. Et finalement, tu craques. Tu lui avoues tout. Tu lui dis que t'as toujours des sentiments pour lui. Oh oui. Putain. Tu l'aimes encore plus qu'avant. Parce qu'il est devenu une obsession. Sans pour autant que tu ne cherches à le retrouver. A quoi bon ? Vu sa réaction en ta présence, t'as bien fait de ne pas le chercher. Il murmure ton prénom et tu frémis en sentant sa main sur ton épaule. Est-ce qu'il pourrait s'excuser ? Est-ce qu'il pourrait te dire que ce n'était pas lui ou qu'on l'avait forcé à le dire ? Est-ce qu'il pourrait te dire qu'il t'aime, qu'il t'a toujours aimé et qu'il regrette ? Son geste te fait espérer bien des choses stupides et tu es prêt à te tourner vers lui pour te blottir dans ses bras. Enfin … C'était avant qu'il n'enlève brusquement sa main comme si tu le dégoûtais. Pourquoi continue-t-il de te faire autant de mal après tout ce temps, hein ? Pourquoi ? Parce que tu l'aimes ? Dans ce cas-là, au diable l'amour, tu préfères devenir comme lui ; lâche, stupide. Oui. Tu préfères devenir un vrai connard si cela te permet de ne plus jamais ressentir toute cette douleur. Il s'excuse soudainement et tu te tournes vers lui, les sourcils légèrement froncés. Désolé ? Il n'arrive pas à le croire, non. Un simple désolé ne suffira pas. Cela ne suffira jamais. Il fuit ton regard, il fixe plus loin. Pourquoi ? Pourquoi fait-il tout ça ? Pourquoi reste-t-il alors que tu ne désires qu'une seule chose ; qu'il parte pour que tu puisses enfin l'oublier. - Même si tu sais que jamais ô grand jamais tu ne pourras oublier Malo Vaughan. Le voilà qui recommence à parler. Tu l'écoutes. Mieux que lui ? Tu serres les dents. C'est juste une excuse. Une putain d'excuse. Tu n'as pas le temps de répondre qu'il recommence à l'ouvrir. Tu fronces le nez. Tu ne comprends plus rien. T'as mal au crâne et juste envie de vomir. En plus tu vois flou. Et t'as la tête qui tourne. Tu vas quand même pas tomber dans les vappes Zola ?  « C'est ce que tu crois ? Que j'te méritais pas ? T'étais l'seul en qui j'avais confiance Malo ! Le seul ! J'étais persuadé qu't'étais différent de c'que les rumeurs disaient ! Tu m'as rendu heureux pendant onze mois. Onze mois c'pas rien, surtout quand c'est une relation cachée, hein. Me dis pas ça. Me dis pas que j'te méritais pas putain ! C'est juste une excuse ! T'es juste comme tout le monde le disait y'a trois ans ! Le fils à son père qui ne pense qu'à lui-même ! M-moi. J'pouvais juste t'offrir tout mon être et mon amour e-et … t'as tout jeté à la poubelle c-comme si c'était pas assez bien pour toi ! Pourquoi ? Parce que j'ai pas d'poitrine ? Parce que j'suis un mec et que ton père aurait été déçu ? Ou c'parce que j'avais peur qu'on te tabasse ou qu'on m'tabasse si on disait à tout le monde qu'on était ensemble hein ?! J'pensais pas qu'à moi quand j'disais que j'voulais pas ! Et j'vais t'rassurer un bon coup. C'pas toi qui me fait ressentir ça. C'l'autre Malo. Pas toi. Toi j'te connais pas, t'es rien pour moi. » Tout en parlant, tu laisses les larmes couler. T'as été sincère. Chose que tu n'as pas faite depuis bien longtemps. Tu lui as tout dit. Tu baisses les yeux et grimaces. Pourquoi tu t'sens comme ça, Zola ? Détruit ? Froid ? Déglutissant, tu fermes les yeux un instant, vacillant avant de te rattraper à l'arbre, te laissant glisser le long de ce dernier sans rien dire. Parce que t'as plus rien à lui dire. Tu veux juste qu'il parte. Qu'il te laisse tout seul. Après il ne sait faire que ça, t'abandonner.
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MessageSujet: Re: our ghosts of the past were happy, them. (MALO)   Ven 3 Avr - 11:23

T’as le poing toujours serré et les ongles plantés dans la paume de ta main. C’est la première fois en trois ans que tu t’en veux autant et pourtant, tu peux pas empêcher ton coeur de louper des battements. Parce qu’au fond, d’une manière égoïste, ça te rend heureux de savoir qu’il pense toujours à toi de cette façon après trois longues années. De savoir qu’il pense toujours à toi de la même façon que tu t’obstine à penser à lui sans réellement le vouloir. T’as déjà essayé de noyer ta peine. Tu t’es remis à la clope. Beaucoup. À l’alcool un peu plus en voyant que ça ne marchait pas. Puis avec d’autres mecs. Mais y’en a jamais eu un autre comme Zola. T’aurais du te rendre à l’évidence, essayer de le chercher au lieu de demander des nouvelles à vos anciennes connaissances communes. Au début. T’as arrêté de t’accrocher ensuite. T’avais bien trop agit comme un connard pour avoir le droit de t’immiscer dans sa vie de cette manière. D’autant plus sans qu’il ne le sache. Alors t’as coupé tous les ponts avec ta vie d’avant et tu t’en ai refaite une à New York avec les souvenirs qu’il restait de vous deux. Tu pensais pas que ce jour arriverait. Ou peut-être pas aussi tôt. Avoir Zola sous tes yeux et dans cet état te fait ressentir trop de choses contradictoires pour ton propre bien. Mais malgré ton envie de partir en courant la queue entre les jambes, tu restes planté là. Il n’a pas l’air contre non plus l’idée de te voir t’en aller sauf que tes jambes refusent de réagir à l’option de la fuite qui ne cesse de traverser ton esprit. C’est le moment ou jamais de jouer cartes sur table. Tu le reverras peut-être plus après ça et il mérite de savoir la vérité. Pour son propre bien. Pour lui permettre d’avancer et te le permettre à toi aussi par la même occasion. Car si vous ressentez tout deux clairement la même chose l’un pour l’autre, tu doute qu’il te laisse une seconde chance aussi facilement que tu lance tes excuses certainement un peu bidons. Parce que t’étais clairement pas assez bien pour lui mais t’aurais pu l’être, Malo. T’étais entrain de le devenir si t’avais pas foiré de cette manière. Tu te donne envie de vomir de dégoût envers toi même d’avoir fait souffrir ainsi l’un des seules personnes que t’as réellement aimé. Il se remet à parler. Prend toi ça dans la figure, Vaughan. T’encaisse ses paroles. C’est la seule chose que tu peux faire. Encaisser et te sentir minable devant toute cette vérité qu’il te jette au visage. Te sentir minable. C’est le seul qui a ce pouvoir sur toi. Le pouvoir de te détruire à coups de mots et de regards embués. Si seulement t’avais pas été aussi con. Si seulement, malgré tes conneries, t’essayais pas toujours de garder ton père dans ta poche. Si seulement tu t’étais rendu compte avant que la vie sans Zola Hemingway était putain d’insipide. T’avale ses phrases avec difficulté, pouvant sentir ton masque d’indifférence se fendre un peu plus chaque seconde. Zola et toi. C’est le seul et unique sujet à propos duquel t’arrive à t’admettre que t’as eu tort sur toute la ligne. Tu sais même pas quoi lui répondre. Tu fais pitié, Malo, à t’écraser comme ça face à lui. Mais tu peux pas faire autrement. Pas face à lui justement. Et ça y est, tu te sens prêt à entendre tout ce qu’il a sur le coeur. À enfin agir en adulte mature et pas en gamin imbu de sa personne. Faut que tu grandisse, tu t’en rend compte. Que tu prenne tes responsabilités au lieu de fuir comme un lâche à chaque fois que la situation tourne en ta défaveur ou que tu ne peux pas en venir aux mains comme c’est le cas présentement. Les larmes qui coulent sur son visage te fendent le coeur. T’as envie de le prendre dans tes bras, de lui dire que t’es revenu et que tu laisseras plus personne lui faire du mal. Mais comment faire quand t’es la personne qui le blesse le plus ? « J’ai jamais dit que j’étais pas c’que les rumeurs disaient de moi parce que je l’étais. » T’inspire longuement comme pour te donner un semblant de courage. « J’suis toujours comme ça. Et je mentirais en disant que j’ai jamais pensé aux conséquences si on montrait notre couple au grand jour mais j’aurais été là pour toi. » Tu fais une courte pause, un léger rire nerveux s’échappe de la barrière de tes lèvres par la même occasion. « Mon père m’aurait certainement tué en comprenant que c’était sérieux entre nous mais j’étais prêt à l’assumer. » Tu cherches tes mots. « Sauf que j’ai perdu confiance en moi à force d’attendre. C’est stupide, hein ? Malo Vaughan qui n’a aucune confiance en lui. Et je me voyais déjà foncer dans le mur sans aucune raison valable avec cette relation secrète. À quoi ça aurait mené, Zola ? Je pensais que j’étais assez fort pour te donner ce que tu voulais à mon propre détriment. Mais j’ai toujours pensé qu’à moi, ça a pas fait exception à la règle cette fois-là. » Ton poing s’est desserré, laissant la trace de tes ongles dans ta peau. Tes muscles tremblent. Pour une fois depuis quelques années, t’es honnête. Et tu pensais pas que réussir à mettre ainsi des mots sur ton vécu te soulagerait autant. Hésitant, tu te baisse à sa hauteur pour essuyer inconsciemment les larmes qui coulent sur son visage. « J’ai jamais vraiment changé, Zola.. Peut-être que tu me vois juste  tel que je suis maintenant.. Et je suis vraiment désolé d'être comme ça si ça signifie te faire souffrir. Parce que je déteste ça autant que je t'aime..»
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