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 If you never try you'll never know (Liv)

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Tobias Van Berckel

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MessageSujet: If you never try you'll never know (Liv)   Sam 21 Mar - 22:09


   Liv & Tobias
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   ------------{★}-------------
Il n'avait plus rien à envier à ses idoles à présent, si ce n'était la longévité de leur carrière avec laquelle il espérait bien un jour rivaliser. Lui qui pourtant compte tenu de sa famille d'adoption n'avait aucune crainte financière à avoir, il pouvait bien passer le reste de ses jours à être un vulgaire rentier. Mais il avait toujours rêvé à autre chose, il avait toujours vécu à travers autre chose. La musique faisait entièrement parti de son univers, c'était même elle qui en donnait la couleur, la luminosité, chaque parcelle, et il ne pouvait se passer de fredonner, de battre un rythme, de marcher en cadence, de... Pourtant c'était autre chose qui le préoccupait depuis quelques jours... Liv ne répondait plus au téléphone et ne donnait plus aucune nouvelle, ce qui à vrai dire ne lui ressemblait pas du tout. Même lorsqu'il partait à l'autre bout du pays pour une série de concert, ils ne perdaient jamais contact, et pour cause, ils se racontaient tout. Mais là... S'emparant de son portable, s'éloignant des quelques membres de sa famille avec qui il se trouvait dans la cuisine, il porta son portable à l'oreille après avoir appuyé sur son prénom à l'écran, qui à présent comportait également le visage de la jeune femme. Parfois il avait droit à chaque sonnerie, à d'autres elles n'étaient pas assez nombreuses pour ne pas présager du fait qu'elle refusait bel et bien ses appels, comme en cet instant. Merde ! Qu'est-ce qu'il avait pu faire comme connerie pour qu'elle refuse de lui parler ? Mais il avait beau se creuser l'esprit, aucune idée lumineuse, pas même une simple bribe de réponse possible ne parvenait à naître dans ses pensées. Il ne voyait tout simplement pas ce qui avait changé... Lui sûrement pas, et puis elle était trop franche pour aller se cacher dans un trou plutôt que l'affronter. De plus il commençait à en avoir assez d'être ignoré comme s'il avait fait quelque chose de mal. Qu'elle lui dise quoi si c'était le cas...

"Je dois vous laisser, faut que j'aille voir Liv." déclara-t-il en déposant un baiser sur le front d'une Diane qui grommela comme si elle n'aimait pas ses marques d'affection, mais il savait bien que ce n'était pas le cas. Puis il ébouriffa les cheveux d'un Valéry en pleine crise de l'adolescence qui sembla se renfrogner, avant qu'il ne quitte la pièce après quelques maigres effusions auprès de leur mère qui était pour une fois présente à la maison. Dire qu'il était venu prendre le déjeuner avec eux et qu'il les plantait comme de si de rien n'était pour aller rejoindre celle qui faisait la morte... il aurait eu meilleur temps de ne pas venir du tout, mais cela leur avait permis de passer un peu de temps avec eux. Chose qui devenait quelque peu plus rare depuis qu'il avait son propre appartement dans l'Upper West Side, que son groupe avait clairement décollé... C'était une vie différente, il était devenu quelqu'un d'indépendant, même si ses parents adoptifs avaient laissé un virement automatique en direction de son compte en banque, et qu'il serait forcément sur leur testament lorsqu'ils trépasseraient. Mais il tenait énormément à cette famille, tout comme le groupe qui semblait en être une également, comme s'il était partagé entre deux univers... ou presque, puisque son propre frère adoptif en faisait parti et que Lysa était amie avec Gaby.

Mais à cet instant, il s'arrangea simplement pour rejoindre l'appartement de Liv, pour sonner à cette porte trop connue et d'attendre qu'on vienne lui ouvrir, patienter de pouvoir rejoindre celle avec laquelle il passait clairement trop de temps depuis son arrivée dans ce nouveau monde. A la fois semblable et différente, ils se comprenaient tout simplement, se rejoignaient sur certaines croyances de ce monde, et s'abandonnaient dans des gestes charnels à l'innocence obligée compte tenu de sa virginité. Elle dont il ne pouvait s'empêcher de voir la beauté, tant physique que de l'âme, celle pour laquelle il mettrait son poing dans le visage d'un type pour la défendre si elle le lui demandait. Tenir à elle était un euphémisme, mais jamais il n'aurait imaginé qu'elle prenait ses distances parce qu'elle tombait peu à peu amoureuse de lui. Non, c'était quelque chose d'impensable pour celui qui n'avait jamais réfléchi de cette manière avec elle, parce qu'il ne supporterait pas de la perdre, comme bon nombre des personnes comptant dans son existence. Liv était cette fille trop pure qui tournoyait dans l'univers face auquel il avait décidé de dresser son majeur à la face du monde avant de lui dire : rien à foutre, j'y arriverai. Mais à cette seconde, il ne faisait que tourner et retourner dans sa tête ce qui pouvait causer une telle attitude distante chez Liv... mais il ne trouvait vraiment pas de raison plausible. Aussi lorsque le battant s'ouvrit et qu'il la reconnut, demanda-t-il sans l'ombre d'une hésitation : "J'ai fait quoi pour que tu m'ignores ?"


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Liv Jenkins

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Sam 21 Mar - 23:07


   Liv & Tobias
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Le portable qui vibrait sans cesse sur son bureau, l'empêchant de se concentrer. Elle y jeta un nouveau coup d'oeil, sachant très bien la photo de qui elle verrait s'afficher. Lorsque ses doutes furent confirmés, elle soupira longuement et ferma les yeux quelques instants, comme pour se convaincre que cet appel n'existait pas vraiment. Malheureusement, ses doigts glissèrent sur l'écran pour refuser l'appel. Elle regarda la  photo de Tobias s'assombrir tandis que son portable se mettait en veille. Elle se mordilla la lèvre inférieure, comme toujours lorsqu'elle était stressée. Liv s'en voulait. Elle s'en voulait d'agir ainsi. Ce n'était tellement pas dans ses habitudes. Tellement pas son genre de laisser les gens dans le doute, de faire la morte. Car c'est ce qu'elle faisait en ce moment. Elle ne donnait aucune nouvelle et elle était certaine que Tobias devait se poser mille et une questions. Elle se détestait pour le laisser ainsi dans l'incertitude. Pourtant, lorsque le portable vibra à nouveau, elle réitéra l'opération, refusant encore une fois de lui parler. Elle fixa son ordinateur et la page blanche face à laquelle elle se trouvait. Cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait pas écrit une ligne de son roman. De toute évidence, elle était en panne d'inspiration. C'était comme si ignorer Tobias l'avait privée de toute imagination. C'était sans doute bien fait pour elle. En ce moment, elle se comportait comme une personne détestable et dans le fond, elle n'avait aucune raison valable pour réagir ainsi. Tobias n'avait pas changé, il était toujours aussi prévenant, aussi drôle, aussi à l'écoute. C'était sûrement ça le problème. Tobias possédait bon nombre de qualités que Liv admirait. C'était d'ailleurs Liv qui avait changée. Ces derniers temps, elle avait posé un regard différent sur son confident. Un regard qui l'effrayait plus qu'autre chose. Un regard qu'elle n'avait posé que sur une seule personne dans le passé et qui lui avait brisé le coeur en mille morceaux. Elle s'était surprise à regarder Tobias avec un regard trop tendre, trop admiratif. Elle avait même senti son coeur battre plus fort tandis qu'il la serrait contre lui. Liv n'avait pas compris comment c'était arrivé. Comment ses sentiments pour le jeune Van Berckel avaient changés. Elle s'était sentie si bouleversée qu'elle avait pris une décision dure et cruelle. S'éloigner. Pour leur bien à tous les deux.

C'était sans compter sur l'obstination de son ami. Elle aurait du se douter que jamais Tobias n'abandonnerait. Jamais il ne cesserait d'appeler du jour au lendemain. Il chercherait sans cesse des réponses aux questions qui le tourmentaient. Lorsqu'elle entendit la sonnette retentir, son cœur rata un battement. Elle avait un pressentiment. Elle se doutait que la personne derrière la porte serait Tobias. Elle hésita un long moment avant de se lever pour aller ouvrir. Elle posa sa main sur la poignée et constata qu'elle tremblait. En cet instant, elle se trouva totalement ridicule. Elle aurait voulu avoir le cran d'exposer platement ce qu'elle ressentait. Quitte à tout foutre en l'air. Leur amitié, leur complicité. Après tout, qu'elle avoue ses sentiments ou non, elle était déjà en train de tout foutre en l'air. Pourtant, sa célèbre franchise semblait bien loin quand il s'agissait d'évoquer des sentiments profonds. Elle ouvrit la porte et posa ses yeux sur Tobias. Elle entrouvrit les lèvres pour parler mais il ne la laissa pas faire : « J'ai fait quoi pour que tu m'ignores ? » Liv reconnut immédiatement le ton de reproche de son ami et elle se mordilla l'intérieur de la joue, ne sachant pas vraiment quoi répondre face à cette question. Seule, elle avait prévu un millier de réponses possibles. Maintenant qu'il était face à elle, Liv se sentait dépossédée de tous ses moyens. « On ne peut pas faire ça à un autre moment ? J'ai un devoir important à rendre pour la fac demain et... » Elle s'arrêta en cours de route se rendant compte du ridicule de la situation. Elle soupira longuement et finit par dire, le plus honnêtement et simplement possible : « C'est pas toi, c'est moi. Je ne suis pas très en forme en ce moment et je n'avais pas vraiment envie d'en parler. » Finalement, ce mensonge était presque encore pire que le premier et elle savait que Tobias ne serait sans doute pas dupe. Toujours dans l'encadrement de la porte, Liv ne lui proposa pas de rentrer. Quelques jours plus tôt, ils auraient déjà été sur le canapé, enlacés, à refaire le monde. Comme quoi, tout changeait à vitesse grand V.

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 1:15


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Elle se tenait là dans l'embrasure de la porte, face à cette question qui l'empêcha de commencer à parler la première, parce qu'il fallait bien entrer dans le vif du sujet, et qu'elle semblait vouloir l'éviter ces derniers temps. Et pour preuve, tous ces appels visiblement rejetés depuis ce matin encore, ce qui n'était jamais arrivé depuis qu'ils se connaissaient. Ca en faisait des années à se comprendre, à parfois rien dire à l'exception de se lover l'un contre l'autre comme deux chiots retrouvant une chaleur connue. Rien d'autre ne venait à l'esprit, pas même une histoire aussi charnelle que passionnée, puisque Liv était plus innocente que jamais, et il le savait... comme pas mal de monde en vérité puisque la garce à la langue pas assez savonnée se plaisait à le répéter assez souvent à qui voulait bien le lire sur son blog. C'était complètement débile... qu'est-ce que cela pouvait bien leur faire qu'elle ait envie d'attendre avant de passer à cette étape-là ? Après tout, elle n'en devenait que plus pure, plus délicate, toujours aussi maladroite, mais mille fois plus profondes que certaines greluches qui écartaient bien volontiers les cuisses pour faire plaisir au premier mec dont elles pensent être naïvement amoureuses, et que bien évidemment, c'est réciproque. Si le mec n'était pas capable d'attendre, alors ça voulait dire que ce n'était pas sincère, que tout pouvait bien finir à la poubelle, que l'histoire si magnifique était devenue sale en quelques secondes. Mais Tobias n'irait pas clamer sur les toits qu'il était ce genre de mec, pour la simple et bonne raison que cela se résumait bien souvent en une nuit passagère, éphémère, et Liv le savait fort bien. Ils savaient énormément de choses l'un sur l'autre, et c'était justement ce point qui le laissait s'inquiéter sur ce qu'il avait pu faire pour changer ça. Parce ça ne pouvait changer sans raison.

« On ne peut pas faire ça à un autre moment ? J'ai un devoir important à rendre pour la fac demain et... » commença-t-elle par lui répondre, et d'un léger levé de sourcil, il lui indiqua que cela n'avait jamais été une excuse, ne serait-ce que pour qu'il soit dans les parages, à attendre qu'elle ait fini pour partir flâner ensuite. C'était rarement assez important pour que ça dure plusieurs jours, fallait pas déconner. Et pour qu'au bout de ces jours, elle n'ait pas envie de passer du temps avec lui, comme il en ressentait lui-même l'envie, ne serait-ce que d'entendre sa voix lorsqu'il était à distance. C'était parfaitement con, mais ça lui faisait toujours du bien. A cet instant, il l'entendit simplement soupirer, parce que cela devait lui sauter aux yeux que c'était une très mauvaise excuse, et qu'elle ne cherchait qu'à retarder l'instant où ils finiraient par parler. Merde alors, il avait dû faire quelque chose de sacrément gros pour qu'elle veuille éloigner l'instant fatidique, sauf qu'il ne voyait pas... « C'est pas toi, c'est moi. Je ne suis pas très en forme en ce moment et je n'avais pas vraiment envie d'en parler. » reprit-elle, sans pour autant l'inviter à entrer à l'intérieur. Ça aussi c'était pas normal. Ça aussi ça sentait mauvais, sans qu'il sache trop ce qu'il pouvait bien se tramer.

Instinctivement il se passa une main dans les cheveux tandis qu'il inclinait son visage vers le sol avant de relever ses prunelles pour les darder en direction des siennes. Il n'avait pas changé, mais elle... c'était pas possible de changer en aussi peu de temps, de virer de bord, de changer d'attitude vis-à-vis d'une autre personne sans la moindre raison. "On n'est pas obligé d'en parler si t'y tiens pas, même si j'aimerais comprendre ce qu'il se passe... ça fait des jours que j'ai plus de nouvelles, que tu réponds plus à mes appels." Et qu'elle rejetait ses appels surtout, mais ils en avaient tous les deux consciences, inutile d'entrer dans les détails. De toute façon Tobias savait, et il savait qu'elle savait qu'il savait, c'était le plus important, mais pas la fin de ce qu'il disait, et reprit après un bref soupir. "Pas même un sms... c'est jamais arrivé depuis qu'on se connaît." ajouta-t-il donc en la regardant droit dans les yeux, comme pour lui jeter au visage je sais que j'ai sûrement déconné sauf que je vois pas en quoi. Il aurait voulu qu'elle lui explique, mais elle avait préféré mentir tout simplement... et rester ici, alors il ajouta avec une certaine ironie : "C'est comme parler sur ton palier." Et cette impression de distance qui lui crevait le ventre... il avait l'impression de ne même pas être certain qu'elle prenne sa main s'il la lui tendait, et c'était la première fois depuis qu'ils étaient devenus si proches, qu'elle savait pouvoir avoir confiance en lui, qu'il ne profiterait jamais de la situation. Pourtant, elle était belle Liv... et s'il creusait sous cet interdit qu'il s'était posé des années plus tôt, on pouvait presque découvrir qu'il la désirait, elle, toute entière, jusqu'à cette âme si douce qu'elle dissimulait à présent derrière des mensonges qu'il ne comprenait pas. Mais il ne creuserait pas... parce que justement c'était cet interdit qui permettait à leur amitié d'être ce qu'elle était... ce qu'elle avait été ? Il ne comptait pas rendre les armes. Jamais.


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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 8:29


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Elle en avait mal au ventre, Liv. Et sans doute au cœur. Comme un marteau qui lui martelait les entrailles dans une cadence infernale. Comme si Tobias avait attrapé ses baguettes et jouait de la batterie sur son cœur. Un rythme qui fait mal, un rythme fiévreux qui la rendait malade. Liv ne cessait d'observer les prunelles noisettes de son ami. Elle détestait le regard qu'elle y lisait en ce moment. Alors elle baissa soudain les yeux, mal à l'aise. Elle ne pouvait décemment pas continuer à lui faire ça. Elle tenait trop à lui. Elle n'avait donc que deux solutions possibles : être honnête avec lui ou bien reprendre leur amitié là où elle s'était arrêtée sans tenir compte de ses sentiments naissants. Elle devait en être capable. Elle n'avait ressenti que de l'amitié pour lui au fil des années. Même l'adolescence n'avait pas rendu leur amitié ambiguë. Ils avaient survécu à tout ensemble et voilà qu'elle s'apprêtait à tout foutre en l'air. Juste parce qu'elle se sentait désormais perdre pied lorsqu'elle était en sa présence. C'était ça, le gros soucis à gérer si jamais elle décidait de tenter de mettre ses sentiments de côté. Elle sentait comme un puissant désir au creux de sa poitrine, désir qu'elle n'avait jamais eu à combattre jusque là car elle ne l'avait jamais vraiment ressenti. Même avec Clyde, cela avait été différent. Elle avait été amoureuse de lui, c'est sûr. Seulement, elle n'avait jamais été consumée par un tel désir. C'était sûrement pour cette raison qu'elle n'avait jamais voulu passer à l'étape supérieure avec lui. Pas par pudeur ou par manque de confiance. Simplement par manque d'envie. Finalement, cela lui avait sauvé la mise, Clyde se révélant être l'un des plus gros crétins de cette planète. Mais avec Tobias, c'était différent. Tout était différent. Lorsqu'elle était proche de lui, elle sentait qu'elle pouvait déraper à n'importe quel moment. Elle n'était pas certaine de pouvoir refouler cette envie viscérale de l'embrasser si jamais il s'approchait trop près d'elle. Et Liv savait à quel point Tobias était tactile. Si cette complicité charnelle n'avait jamais semé le trouble auparavant, ce temps était malheureusement révolu. Désormais, un simple regard de Tobias la faisait chavirer. Et chaque fois, Liv avait l'impression d'être un peu plus folle qu'avant.

« On n'est pas obligé d'en parler si t'y tiens pas, même si j'aimerais comprendre ce qu'il se passe... ça fait des jours que j'ai plus de nouvelles, que tu réponds plus à mes appels. » Liv savait très bien que son mensonge avait été pitoyable. Jamais elle n'avait donné l'excuse des études pour s'éloigner de Tobias pendant une semaine, même le temps d'une journée. Ce n'était sûrement pas aujourd'hui que ça allait commencé. Puis la question n'était pas là. Elle avait envie de le voir, de lui parler, d'agir comme avant. Elle en était tout bonnement incapable. Comme si le fil invisible qui les liait avait fait un nœud dans la poitrine de Liv. « Pas même un sms... c'est jamais arrivé depuis qu'on se connaît. » Il avait tellement raison. Ce n'était jamais arrivé. Même lorsque la vie se montrait particulièrement compliquée, ils trouvaient toujours un moyen pour s'appeler cinq minutes ou pour s'envoyer un sms. Même lorsque Tobias partait en tournée, ils restaient en contact. Même la distance réelle ne surpassait la soit-disant distance qu'elle tentait d'établir entre eux en ce moment. C'était peut-être par cette distance que tout avait commencé. Chaque fois qu'il partait, elle ressentait un manque au plus profond d'elle même. Puis chaque fois qu'il était revenu, elle avait senti son cœur battre un petit peu plus fort. Elle n'était pas sûre de pouvoir continuer à vivre ça. Parce qu'un jour, son palpitant finirait par exploser. Puis aussi parce que Liv était intimement convaincue que Tobias ne ressentirait jamais pour elle ce qu'elle commençait à ressentir pour lui. Il devait sans doute la considérer comme une sœur, une confidente. Elle ne pouvait pas le blâmer. Ils étaient radicalement opposés lorsqu'il s'agissait d'histoires d'amour. Toby cumulait les histoires d'un soir et Liv se refusait d'en vivre, la plupart du temps. Elle n'avait ouvert son cœur qu'à Clyde et désormais, elle ne souhaitait plus le faire à nouveau. Elle savait désormais plus que tout au monde à quel point aimer faisait souffrir. Liv n'avait jamais jugé Tobias pour ses histoires d'un soir. Elle n'avait même jamais été jalouse. Elle comprenait les choix de son ami même si elle ne partageait pas la même vision que lui. Il appréciait l'éphémère, la relation passagère sans songer au lendemain. Liv aurait aimé être capable d'un tel lâcher prise.

« C'est comme parler sur ton palier. » Cette fois, Liv ne put s'empêcher de sourire. Elle percevait le ridicule de la situation. Alors elle ouvrit la porte un peu plus grand et d'un signe de tête, invita Toby à rentrer. Elle se cacha presque derrière la porte tandis qu'il pénétrait dans son appartement. Comme si elle préférait éviter le risque qu'il ne la prenne dans ses bras ou bien ne passe sa main sur sa joue en lui disant à quel point elle lui avait manqué. Tobias en était parfaitement capable, c'est pourquoi elle préférait ne prendre aucun risque. Il s'installa sur le canapé, comme toujours. Après avoir fermé la porte, Liv passa près de son bureau et ferma assez brutalement son ordinateur. Au lieu de s'installer aux côtés de Toby comme elle l'aurait fait d'habitude, elle s'assit sur l'un des poufs de la table basse face à son ami. Elle resta silencieuse un long moment. Elle ne parlerait pas de ce qui la tourmentait, elle en était incapable. Elle sentait le regard noisette de Tobias qui la scrutait et son cœur rata un battement. Elle se sentait tellement idiote d'agir comme une adolescente tourmentée par ses premiers sentiments. « Et toi, tu vas bien ? » A nouveau, un long silence s'installa. Elle savait qu'il ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Elle savait que très vite, il allait exploser et la forcer à avouer ce qui se tramait réellement. « Arrête de me regarder comme ça, Toby. » Le regard de Tobias la gênait plus que tout autre chose en cet instant. Alors elle baissa les yeux, jouant nerveusement avec ses doigts. « Tu n'as rien fait de mal. Tu ne fais jamais rien de mal. » finit-elle par lancer. Et c'était vrai. Très rares avaient été les prises de bec entre eux. Le plus souvent, c'était pour des broutilles. Rien qui ne nécessitait de s'éloigner ainsi et d'ignorer ses appels.

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 10:45


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Sa dernière réflexion avait eu gain de cause pour avancer d'une étape... mais pas réellement, puisque si elle s'écarta pour le laisser passer sans lui laisser l'occasion de l'effleurer, de la toucher, à moins de faire un écart volontaire, ce qui n'était, une nouvelle fois, jamais arrivé. Il n'arrivait pas à comprendre, c'était comme si quelque chose avait changé entre eux sans qu'il ne le réalise, comme s'il s'était endormi pendant un ou deux ans et qu'il venait d'ouvrir les yeux sur un monde différent. Mais c'était impossible, et puis il n'avait pas dormi aussi longtemps, à peine quelques heures chaque nuit avant de recommencer à tenter de la joindre tout en vivant sa vie. Celle qui à présent le poussait à signer parfois quelques autographes ou à se laisser prendre en photo avec des fans. Pourtant, malgré tout ça, il restait lui, Toby, celui qui reviendrait toujours passer du temps avec ses amis, celui qui regarderait toujours le ciel pour y réinventer le monde, recommandation qu'il n'avait pas conscience d'avoir héritée de sa mère. Il ne se souvenait que de sa chevelure auburn, de ses grands yeux noisettes et de sa main s'égarant dans ses cheveux. C'était mince, mais il valait mieux suivre les recommandation de son cerveau, ne pas chercher à creuser le passé. De la même manière qu'il ne voulait pas que Liv et Tobias change, il aimait ce qu'ils étaient, cette complicité tactile, cette douceur éphémère arrachée à l'univers. Au fond, il partageait des choses différentes avec la plupart des êtres qui faisaient parti de son existence, comme si tous ensembles ils formaient la constellation de sa vie, avec ces traits invisibles que personne ne pouvait voir.

Mais Liv y brillait d'une étrange manière à cette seconde, tandis qu'il pénétrait dans cet appartement pour venir choir sur le canapé comme à son habitude, sauf qu'avant il l'y aurait entraînée avec lui. Pire encore, au lieu de venir finalement s'asseoir près de lui, elle choisit de prendre place sur un pouf, de l'autre côté de la table. Il la scrutait à présent sans dire un mot, cherchait si elle pouvait être malade, mais rien... il ne voyait rien de particulier et commençait à se demander s'il ne passait pas à côté de quelque chose avec cette nouvelle vie. Mais quoi ? Quoi bordel ? Il avait envie de se lever, de la secouer jusqu'à ce qu'elle finisse par lui dire la vérité parce qu'il en avait marre de ce jeu étrange dont il ne comprenait pas les règles. Pourtant il ne bougea pas d'un pouce, sans la perdre du regard, laissant cet étrange silence s'installer entre eux. Il aurait été différent s'il l'avait tenue contre lui, à cet instant, c'était comme s'ils cherchaient à communiquer sans y arriver. Que ses yeux à lui lui demandaient ce qu'il se passait, et qu'elle lui répondait, mais rien. Menteuse.

« Et toi, tu vas bien ? » demanda-t-elle juste comme ça, comme s'il n'avait pas posé une question, qu'il ne lui avait pas expliqué qu'il ne comprenait pas, et qu'il aurait voulu savoir ce qu'il se passait. Tu vas bien ? Il resta là, à la regarder, sans même ouvrir les lèvres, son sourcil se soulevant une nouvelle fois. Il n'avait pas envie de parler de lui, mais alors vraiment pas. C'était comme si elle cherchait à détourner le problème, comme si elle refusait de lui donner une explication plausible, tout simplement parce qu'il n'y en avait pas. « Arrête de me regarder comme ça, Toby. » demanda-t-elle avant d'incliner son visage avec le sol... Elle s'attendait à quoi ? A ce qu'il regarde autre chose ? A ce qu'il fasse comme s'il ne voyait pas que tout allait de travers depuis quelques jours ? Il voulait retrouver sa Liv, il voulait l'attirer dans ses bras, lui dire de regarder le ciel et de chercher un coin de ciel bleu et ne plus bouger jusqu'à ce qu'il soit temps de se séparer, ou bien de simplement passer à l'étape discussion. Mais elle ne semblait pas décidée à le faire... « Tu n'as rien fait de mal. Tu ne fais jamais rien de mal. » ajouta-t-elle encore, le laissant se redresser pour poser ses coudes sur ses genoux, et son menton sur ses mains jointes et fermées. Puis ce fut un soupir et elles cessèrent de supporter sa tête pour lui permettre de passer une main sur sa nuque... "Alors je devrais juste te répondre ? Tu vas bien Toby ? Oh ben écoute, je trouve ça bizarre, Liv semble me faire la gueule mais elle me répond que c'est pas de ma faute, alors je comprends pas vraiment pourquoi elle rejette mes appels, qu'elle s’assoit à l'autre bout du monde comme si j'avais la peste." ironisa-t-il en laissant son regard se braquer dans sa direction. "Il se passe quoi que tu peux pas juste me le dire ? Si c'est pas moi le problème, c'est qui ? C'est quoi ? Tu sors avec un mec qui supporte pas qu'on soit si proche ? Je pense qu'il doit pas être trop con pour savoir qu'on est comme ça." Impulsivement, il se leva, esquissa quelques pas colériques dans la pièce, comme s'il était brusquement un lion en cage, incapable de percevoir le ciel et qui cherchait le meilleur endroit pour l'apercevoir. Aussi ses pas le menèrent jusqu'à elle, le laissant se planter juste face à elle, avant de s'accroupir pour être à sa hauteur, ses doigts venant se poser sur les siens. "Me laisse pas pour un connard."


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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 11:31


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Maintenant qu'ils se faisaient face dans cet appartement, Liv se sentait un peu plus mal à l'aise encore. Elle avait l'impression d'agir comme toutes ces filles qu'elles détestaient dans le but de se faire désirer. Pourtant, son but à elle était tout autre. Elle voulait plutôt se faire oublier. Mais avec un ami comme Tobias, c'était sans doute trop demander. En même temps, ils partageaient tout, ces deux-là. Tobias n'ignorait rien d'elle et inversement. Ils s'étaient confiés leurs plus intimes secrets sans réserve. Ils avaient observé le ciel, observé les étoiles, enlacés l'un contre l'autre, leurs mains rejointes et leurs esprits connectés. De la communion pure et simple. Désormais, l'ambiguïté régnait dans l'esprit de Liv et elle se détestait pour être incapable d'envoyer ces doutes valser. Elle aurait voulu pouvoir préserver ces doux moments, protéger leur amitié. Malheureusement, si elle était déjà incapable de contrôler ses sentiments, leur amitié était vouée à l'échec, il fallait voir la vérité en face. Tous ces moments suspendus seraient bientôt terminés, Tobias en souffrirait et elle aurait tout gâché parce qu'elle n'avait pas su conserver leur amitié intacte. Il avait fallu qu'elle donne raison aux personnes qui disaient que l'amitié entre filles et garçons étaient impossible et qu'un jour ou l'autre, l'un des deux tombait amoureux de l'autre. Elle aurait voulu croire dur comme fer que jamais des sentiments amoureux ne naîtraient entre eux. C'était trop tard, elle ne pouvait plus faire marche arrière.

« Alors je devrais juste te répondre ? Tu vas bien Toby ? Oh ben écoute, je trouve ça bizarre, Liv semble me faire la gueule mais elle me répond que c'est pas de ma faute, alors je comprends pas vraiment pourquoi elle rejette mes appels, qu'elle s’assoit à l'autre bout du monde comme si j'avais la peste. » Liv comprenait la colère de Tobias, elle ne pouvait pas lui en vouloir d'ironiser sur cette situation tout bonnement pathétique. Elle regretta un instant de l'avoir fait rentrer dans son appartement. Il était trop attendrissant en cet instant. Elle avait envie de franchir les quelques mètres qui les séparaient pour aller se blottir contre lui, nicher sa tête au creux de son cou, se laisser bercer par les battements de son cœur. Elle ne le ferait pas. Elle était sans doute trop lâche. Ou peut-être trop amoureuse. Car même si elle tentait de se convaincre du contraire, c'était bel et bien ce qui se passait dans la tête de Liv. Peu à peu, regard après regard, elle tombait amoureuse. Et Dieu seul savait à quel point elle flippait. Liv posa ses prunelles dans celles de Tobias. Elle avait cet air désespéré sur le visage qu'elle n'arrivait même plus à cacher. Elle avait toujours été une piètre comédienne, de toutes façons. Elle observa les traits de son ami et eut l'envie d'aller poser ses mains dans les cheveux légèrement en bataille de Tobias. Elle le trouva si beau en cet instant, ses traits tirés par l'incompréhension, qu'elle culpabilisa.

« Il se passe quoi que tu peux pas juste me le dire ? Si c'est pas moi le problème, c'est qui ? C'est quoi ? Tu sors avec un mec qui supporte pas qu'on soit si proche ? Je pense qu'il doit pas être trop con pour savoir qu'on est comme ça. » Liv eut mal au cœur lorsqu'elle entendit les paroles de Tobias. Elle le suivit du regard tandis qu'il se levait spontanément. En cet instant, il avait l'air tellement impliqué dans ce qu'ils étaient en train de vivre. Liv sentit un frisson lui parcourir l'échine. Comment pouvait-elle le laisser se poser de telles questions ? Ce n'était pas digne d'une amie, pas digne d'elle. Il s'approcha d'elle et elle n'eut pas le temps de s'enfuir. Elle n'en n'eut ni la force, ni l'envie. Elle le laissa s'accroupir face à elle et ne broncha pas lorsqu'il vint lier leurs mains. Elle fixa simplement leurs doigts qui se touchaient et eut envie de pleurer lorsqu'il prononça ces quelques mots : « Me laisse pas pour un connard. » Liv remonta son regard vers Tobias, les sourcils froncés. Elle ne pouvait pas le laisser penser ça. Parce que c'était la chose la plus éloignée de la vérité. « Il n'y a personne... » lança-t-elle, ses yeux gris plongés dans les siens. Elle eut presque envie de rajouter "... d'autre". Parce que c'était vrai. En ce moment, il n'y avait personne d'autre que Toby dans son esprit. « Il n'y a personne, Toby. » répéta-t-elle, plus fermement cette fois. Inconsciemment sans doute, elle entrelaça tendrement leurs doigts. « Mais il y aura sans doute quelqu'un, un jour. Et peut-être qu'il n'acceptera pas notre amitié. Et je le comprendrais. Tu ne peux pas demander à quelqu'un d'accepter une amitié comme la nôtre. » Liv soupira longuement, consciente qu'elle ne pensait pas un traître mot de ce qu'elle disait. Si elle était tombée amoureuse de quelqu'un d'autre, jamais elle n'aurait mis de côté son amitié avec Toby. « T'aimeras quelqu'un un jour, toi aussi. Et crois-moi, tu ne me voudras plus dans les parages. Du moins, pas de la même façon. » Elle laissa brutalement retomber leurs mains et se leva à son tour, commençant à faire nerveusement les cent pas dans le salon. 

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 17:57


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Ses prunelles revinrent flirter avec les siennes, tandis qu'il lui demandait de ne pas sacrifier leur amitié pour un type qui n'avait qu'à comprendre ce qu'il y avait entre eux. Cette amitié qui demandait des contacts, parce que c'était ainsi, parce qu'ils étaient ainsi. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était comme une soeur, parce que c'était encore différent, dans un parfait opposé de ce qu'il vivait avec Lysandra par exemple, ou bien encore Gaby. Mais Gaby c'était encore autre chose, puisqu'il l'avait connue gamine et qu'il l'avait presque toujours considérée comme une sorte de garçon dans son attitude, un pote, une amie d'enfance comme on trouve plus vraiment à l'âge adulte, ou même à l'adolescence. Mais Tobias avait eu cette chance d'enrichir son existence de tant d'êtres qu'ils y avaient tous une place et une importance particulière. Liv y compris. Mais Liv c'était Liv. Celle qu'il aurait pu désirer toute entière s'il n'avait pas juste refermé la porte sur cette possibilité à mesure qu'ils se rapprochaient. Il ne voudrait jamais être l'idiot qui tombe amoureux de la mauvaise fille, alors il y avait Liv et Tobias, et dans son esprit c'était comme une comète, ça brillait de mille feu et ça avait toujours cette même apparence enflammée.

« Il n'y a personne... Il n'y a personne, Toby. » l'entendit-il lui répondre, tandis qu'elle entrelaçait leurs doigts sous cette satanée habitude qui contredisait tout le reste de son attitude. Mais cela le laissait dans une énième perplexité, parce qu'il ne comprenait toujours pas la raison de tout ceci. C'était comme observer les pyramides et s'interroger sur la façon dont elles avait été construites. Cette situation c'était sa pyramide, celle qu'il n'avait vu qu'apparaître, sans chantier ni maître d’œuvre. « Mais il y aura sans doute quelqu'un, un jour. Et peut-être qu'il n'acceptera pas notre amitié. Et je le comprendrais. Tu ne peux pas demander à quelqu'un d'accepter une amitié comme la nôtre. » Sans doute ? Elle agissait comme ça pour un sans doute ? Non, il n'y croyait toujours pas, c'était complètement stupide de s'éloigner sous prétexte que demain un type n'accepterait pas leur façon d'être amis, et que ce même type leur demanderait peut-être de prendre leur distance. Elle soupira, lui se contenta d'incliner son regard sur leurs mains enlacées, et avant même qu'elle le formule... « T'aimeras quelqu'un un jour, toi aussi. Et crois-moi, tu ne me voudras plus dans les parages. Du moins, pas de la même façon. » ... il sut qu'il ne ferait jamais une chose pareille. C'était lui et ceux qui l'entouraient, ou personne. Il était ainsi. Il avait toujours été ainsi. A s'accrocher à ces êtres qui composaient une existence qui n'en était que plus riche parce qu'ils en faisaient parti. Alors non, il ne sacrifierait pas ses amis pour une hypothétique histoire, combien même celle-ci compterait. Parce que ce serait comme ne pas réellement l'aimer pour celui qu'il était, ce gamin des rues accro à la musique, celui qui portait encore les cicatrices des mauvais traitements infligés par un beau-père qui avait tué sa propre mère. Il ne s'en souvenait pas, mais on le lui avait dit, et il voyait son corps chaque fois qu'il se dénudait, qu'il passait devant un miroir. La famille, il n'en avait pas, mais aujourd'hui, la sienne était plus grande que celle des autres et elle incluait ses amis, combien même cela pourrait déplaire.

Elle se leva... ou plutôt s'arracha à ses doigts comme si le vent venait de l'emporter. Elle creusait à son tour une tranchée dans le sol, et il se passa une main sur ses lèvres, ses joues, réfléchissant à tout ça, à peine deux, ou peut-être trois secondes avant qu'il ne se relève à son tour. "Mais c'est quoi toutes ces conneries Liv ?" s'exclama-t-il en esquissant quelques pas, dépassé par sa réaction, ces peut-êtres qui n'avaient pas le moindre sens parce qu'il n'y avait personne. Strictement personne. "Peut-être que ça finira par arriver, mais j'ai pas l'intention de laisser quelqu'un d'autre décider qui doit faire parti de ma vie ou non." Et puis ce fut comme une leur... pas la bonne, pas exactement la même que ce qui trottait dans l'esprit de celle à qui il tenait tant, mais elle avait l'éclat d'un réverbère et la flamme de la bougie si vascillante soit-elle, éclairait une certaine compréhension à la situation. "Liv... Liv !" s'exclama-t-il en venant se planter face à elle, sa main venant capturer son bras pour qu'elle n'ait pas la logique de fuir à l'autre bout de la pièce, comme elle semblait visiblement le faire à chaque fois depuis qu'il était entré dans cet appartement. "Arrête de croire que tout le monde va t'abandonner. Que je vais t'abandonner. Je te laisserai pas tu m'as comprise ? Jamais. Tu fais parti de ma vie et je ne la vois pas sans toi. Tu vois ça ? -lui demanda-t-il en défaisant d'une main les premiers boutons de sa chemise pour lui désigner ce Liv tatoué sur le haut de son torse- On est Liv et Tobias, on réinvente le monde à chaque seconde qu'on passe ensemble. Et si un jour un connard ou une connasse dit qu'on est trop proche, alors c'est qu'il aura rien compris." Rien compris, ou peut-être tout. Mais Toby ne voulait pas réfléchir à ce genre de choses, il ne l'avait voulu et ne commencerait pas maintenant, sauf si elle le guidait à le faire. "Je veux pas perdre ce qu'on a, et encore moins pour des peut-êtres sans importance." insista-t-il, venant replacer presque machinalement une mèche des cheveux de celle qu'il essayait de convaincre qu'il ne comptait pas lâcher le morceau, qu'il ne la laisserait pas s'éloigner pour des peut-êtres à la con, derrière son oreille. Puis sa main glissa jusqu'à s'attarder sur son épaule, sans se préoccuper de sa chemise non refermée. "Pourquoi tu penses à ça ?" laissa-t-il s'évader de ses lèvres sous un léger murmure, son regard égaré sur ses traits, ses doigts retombant de son épaule quand les autres gardaient son bras emprisonné... pas fortement cependant.


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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 19:08


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Elle était dingue. Littéralement dingue. Elle venait de filer d'entre ses doigts et elle se sentait désormais incroyablement seule, glacée et perdue dans un coin de la pièce. Elle venait de s'arrêter de marcher et observait chaque minuscule mouvement de Tobias. Elle connaissait son impulsivité, ils partageaient ce trait de caractère. Alors, elle appréhendait la moindre de ses réactions. Elle savait qu'il pouvait s'élancer vers elle et la contraindre à rester près de lui. Non pas parce qu'il voulait prouver une quelconque supériorité ni même suite à un accès de violence. Tobias n'était pas violent, jamais, il était juste passionné. Lorsque la situation le dépassait, comme en ce moment, il mettait tout en oeuvre pour comprendre. Ils étaient un peu pareil, tous les deux. Ils se complétaient à merveille et cette complémentarité rendait Liv un peu plus folle chaque jour. Lorsque l'un était le feu, l'autre devenait la pluie. Lorsque l'un connaissait l'amertume du citron, l'autre devenait aussi sucrée que n'importe quelle sucrerie d'enfance. Ils apaisaient les blessures de l'autre, virevoltaient dans leur propre univers. Ils avaient ce besoin quasi animal d'être ensemble, comme un loup et sa meute, comme un couple d'inséparables. Tobias était sa meute toute entière. Elle aurait passé la nuit à hurler à la lune pour lui. Elle ne pouvait en vouloir qu'à elle-même pour oser bouleverser leur petit coin de paradis, pour tout abandonner à la moindre difficulté.

Il était perdu et bien sûr, ça attristait Liv. Parce qu'elle ne supportait pas de voir les personnes qu'elle aimait, souffrir, surtout par sa faute. C'était une véritable torture. Elle aurait voulu arrêter sa comédie, jouer cartes sur table. Elle n'était qu'une piètre bluffeuse, son jeu serait bientôt découvert. Pourtant, elle continuait sa mascarade, laissant le pauvre Tobias dans l'incertitude totale. « Mais c'est quoi toutes ces conneries Liv ? » Il avait tellement raison. C'étaient des belles conneries, que Liv racontait. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas agi avec autant d'immaturité. En cherchant à les protéger d'une hypothétique relation, elle semblait les éloigner pour de bon. Heureusement pour elle, Tobias avait une volonté de fer et il ne lâchait rien, jamais. C'est ce qu'elle avait toujours aimé dans son tempérament. Il se battait pour ce qu'il voulait. C'était sans doute l'une des différences les plus flagrantes entre eux. Tobias était une star du rock et Liv continuait à subir le syndrome de la page blanche, incapable d'accepter d'envoyer ses tapuscrits à une maison d'édition. Elle avait toujours admiré la force de Tobias et son ambition. Elle n'avait pas été étonnée lorsque son groupe avait percé, lorsqu'ils avaient commencé à tourner. Elle était toujours fière lorsque des groupies les arrêtait dans la rue pour espérer recevoir un autographe de leur rock star préférée. Elle était fière d'être l'amie d'un type pareil. Qui avait su rester le même malgré la célébrité. Qui ne l'avait pas abandonnée. « Peut-être que ça finira par arriver, mais j'ai pas l'intention de laisser quelqu'un d'autre décider qui doit faire parti de ma vie ou non. » Elle n'en doutait pas une seconde. Pourtant, elle savait aussi que Tobias se voilait la face, pour le coup. Jamais un homme ou une femme accepterait que son petit ami soit si proche d'une autre personne. Elle était même persuadée que, malgré sa volonté à toutes épreuves, Toby savait qu'elle avait raison. Toujours perdue dans un coin de la pièce, les bras ballants, elle l'aperçut s'agiter un peu. « Liv... Liv ! » Le voilà de nouveau près d'elle, attrapant son bras pour qu'elle ne lui échappe pas à nouveau. Elle baissa les yeux en le sentant si proche d'elle, ses joues rougissant au passage, gênée de ne pas avoir su esquiver assez rapidement. Ou bien simplement gênée par leur proximité. Cette même proximité qui ne l'aurait pas gêné le moins du monde quelques mois auparavant. « Arrête de croire que tout le monde va t'abandonner. Que je vais t'abandonner. Je te laisserai pas tu m'as comprise ? Jamais. Tu fais parti de ma vie et je ne la vois pas sans toi. Tu vois ça ? » Il se mit à défaire les premiers boutons de sa chemise sous le regard perplexe de Liv. C'est là qu'elle découvrit quelque chose qui lui donna une envie féroce de fondre en larmes. Là, sur le haut du torse de Tobias était tatoué son nom. Il l'avait avec lui toute la journée. C'était sans doute la plus belle preuve d'amitié qu'on ait pu lui faire. « On est Liv et Tobias, on réinvente le monde à chaque seconde qu'on passe ensemble. Et si un jour un connard ou une connasse dit qu'on est trop proche, alors c'est qu'il aura rien compris. » Ou bien ce serait quelqu'un d'éclairé qui aurait compris qu'ils se voilaient la face derrière cette amitié. « Je veux pas perdre ce qu'on a, et encore moins pour des peut-êtres sans importance. » Pour Liv, ça avait de l'importance. Parce qu'elle ne voulait pas que Tobias l'abandonne pour quelqu'un d'autre. Même si la relation qu'ils avaient était unique, elle savait que, merveilleux comme il était, il pourrait sans problème trouver une personne qui le comblerait parfaitement. Liv ne le supporterait pas. Elle et son stupide manque de confiance en elle.

« Pourquoi tu penses à ça ? » Tobias avait laissé sa main glisser sur son épaule mais Liv n'y pensait pas vraiment. Tout ce qu'elle voyait, c'était la peau nue de Tobias et son prénom gravé dessus. Le monde semblait s'être arrêté depuis qu'elle avait découvert ce tatouage. De sa main non emprisonnée par Tobias, elle vint, sans réfléchir sans doute, glisser ses doigts sur le tatouage. Elle fit le dessin des trois lettres avec ses doigts à plusieurs reprises, ne se lassant pas de retracer le tatouage. « Je ne pense à rien. » mentit-elle en venant plonger ses yeux dans ceux de Tobias. Elle posa simplement sa main sur le torse du jeune homme. Une furieuse envie de l'embrasser tandis qu'il avait légèrement entrouvertes se fit ressentir. Elle lutta avec virulences contre ce soudain désir. Elle se délivra assez facilement de la main de Toby qui lui serrait le bras. Au lieu de s'enfuir encore une fois, elle se jeta dans ses bras, tout simplement. Cela lui avait tellement manqué. Elle nicha son visage dans le creux du cou de Toby, respira son odeur musquée et soupira d'aise. Là était sa place. Pourtant, elle ne put s'empêcher de souffler avec fatalité : « Et si c'est moi qui t'abandonnait un jour ? » Les mains de Liv s'agrippèrent dans le dos de la chemise de Tobias. Sans même qu'elle ne s'en rende compte, une larme roula sur sa joue et vint s'échouer dans la nuque de son ami. « Regarde, c'est moi qui te fait du mal, en ce moment. » ajouta-t-elle avec douceur.  « T'es toujours si gentil, si généreux, si... Comment je peux ne pas t'aimer ? » avoua-t-elle enfin même si elle savait qu'il ne l'interprétera pas comme elle le pensait en ce moment. Parce qu'elle était bien en train de lui dire qu'elle l'aimait. C'était ce qu'elle ressentait au plus profond d'elle même. « Ca me tuerait de te faire souffrir. » conclut-elle, toujours blottie contre lui, son coeur battant à tout rompre contre le torse de Tobias. 

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 20:58


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Si son cerveau avait remarqué la roseur qui avait coloré les jours de Liv, il n'avait pas fait le rapprochement avec une possible raison... celle qui pourtant était la plus incroyable, mais la plus réelle en ce bas monde. Non, il s'imaginait que c'était parce qu'il ne croyait pas ses conneries, et non parce qu'il la tenait si près de lui, parce qu'ils l'avaient fait des milliers de fois, et qu'à cette seconde ce n'était rien en comparaison du reste. Et puis il n'y pensait pas, se concentrant sur tout le reste, sur cette envie de lui mettre dans le crâne qu'il ne comptait pas partir, l'abandonner... qu'elle cesse de croire qu'il faisait parti de ces êtres qui tournaient le dos au moindre obstacle. Bien au contraire, Tobias était du genre teigneux, à vouloir vivre comme il le désirait, à prendre la vie du bon côté et jouer au gentil con qui aime raconter des trucs ridicules, ou pousser les sourires à s'incruster sur un visage. Non parce qu'il avait lui-même l'air d'un idiot, bien au contraire, mais parce qu'il savait jouer des mots, des gestes, de ces mimiques qui en faisaient craquer certains, dont des fans qui diraient tout de suite oui à une demande en mariage de sa part. Comme s'ils le connaissaient après l'avoir croisé dans la rue, ou vu à la télévision. Mais c'était faux, cette impression de rendre les gens proches... mais lui ne pouvait connaître tout le monde. Son univers se composait de personnes... dont celle qui se tenait face à lui et à laquelle il montra le tatouage de son prénom sur son torse. Là, plus haut que le cœur, mais pas assez pour ne pas dévoiler qu'elle y tenait une place importante. Et puis cette ultime question...

Mais elle ne semblait plus voir que le tatouage sur sa chair, comme si elle ne s'était pas attendu à rejoindre ces autres mots égarés sur son corps. Comme si elle n'avait pu envisager l'idée de vraiment compter pour le musicien, ce qui pourtant était complètement stupide, compte tenu de l'amitié qui les liait depuis toutes ces années. Alors, sans qu'il ne s'y attende, elle leva sa main libre pour venir arpenter sa peau, redessiner les lignes de son prénom comme si c'était elle qui l'y gravait à présent. Une fois... puis une deuxième, puis une troisième, puis... Un frisson s'éleva de sa chair offerte à ces dérives, son cœur sembla également s'accélérer sous la sensualité innocente de ce contact. Non, elle n'était pas sa sœur, indéniablement pas pour dériver sur sa peau ainsi et pour laisser émerger cette envie presque trop étrange de l'y voir déposer ses lèvres juste pour savoir ce que cela pourrait lui offrir comme sensation. Mais il ne formula pas un mot de plus, se contentant d'avaler sa salive, de laisser une respiration plus forte s'insinuer dans sa gorge, ses prunelles divaguant quelque peu avant de revenir s'apposer sur elle, cette silhouette si familière, ce corps si délicat que nul être ne serait en mesure de ne pas désirer ne serait-ce que l'espace d'un instant fugace, comme celui-ci. Il n'était pas fait de bois et il savait combien son âme brillait au milieu d'une obscurité grandissante, si belle, si pure, tellement magnifique que tout être risquerait de la souiller. Et il ne voulait pas être celui qui le ferait... pour les plus mauvaises raisons du monde, parce qu'il refusait de voir au-delà de ces foutus apparences derrière lesquelles il se dissimulait. Comme cette proximité qui n'avait, à priori, rien de cette innocence derrière laquelle il se retranchait.

« Je ne pense à rien. » avança-t-elle en venant à nouveau croiser ses iris... mais il savait qu'elle mentait. Toutes ces paroles, cette inquiétude, son attitude, tout devait avoir une origine, mais elle se refusait tout simplement à la lui confier. Déjà elle se libérait, et il s'imagina un instant qu'elle allait à nouveau fuir, se retrancher derrière de fausses excuses, mais il la sentit se réfugier dans ses bras tandis qu'il l'enveloppait, fermant les yeux l'espace d'une seconde. Il avait gagné, elle avait rendu les armes... et il ne l'avait pas perdue. Ils étaient Liv et Tobias... Ils étaient le monde réinventé et les créatures imaginaires qui le peuplaient. « Et si c'est moi qui t'abandonnait un jour ? » ajouta-t-elle, ses doigts se refermant sur le tissu de sa chemise comme si elle était une bouée de sauvetage, comme un assoiffé supplierait le bon samaritain de lui offrir une gorgée de son eau. Cette larme cristalline qui roula jusqu'à sa nuque et lui laissa agrandir les yeux et la serrer plus étroitement contre lui. « Regarde, c'est moi qui te fait du mal, en ce moment. T'es toujours si gentil, si généreux, si... Comment je peux ne pas t'aimer ? Ça me tuerait de te faire souffrir. »

"Hey... tout va bien Liv. Tout va bien, ok ?" souffla-t-il contre ses cheveux qu'il embrassa d'un doux baiser. "Je te laisserai pas faire. Je te laisserai pas m'abandonner. De toute façon t'en serais pas capable, tu m'aimes trop." ajouta-t-il de ce même timbre sourd sans même comprendre la portée de ses paroles. Il était cet aveugle incapable de voir la réalité qui se trouvait juste face à lui, de saisir qu'elle crevait de jalousie d'imaginer qu'un autre être puisse l'arracher à elle, que peut-être, elle aimerait se perdre aux battements mêlés de leurs cœurs, de leurs souffles... De cet écueil qu'il ne parviendrait pas à croire, ayant trop peur d'abuser de son innocence, de sa fragilité, de cette confiance qu'elle lui vouait. Une amitié si forte, si puissante, si joueuse, si tactile, si... qu'il ne voyait pas ce qui lui crèverait les yeux dans un autre contexte... elle était amoureuse de lui, et il... n'en était peut-être pas si loin. Mais il ne voulait pas la voir ainsi, c'était si simple de se raccrocher à la certitude que Liv était intouchable, cette perle délicate et magnifique qui méritait d'être aimée pour ce qu'elle était, et non pas seulement pour ce corps, pour ses caresses capables de faire perdre pieds au plus sage des amis, et que fort heureusement elle avait suspendues. "Je me battrai pour te garder. Je louerai même un cheval s'il le faut. Et je te ramènerai toujours à la maison..." glissa-t-il encore, mi-joueur, mi-sérieux... surtout sur la fin, tandis qu'il venait glisser sa main sous la forme d'un poing à présent, jusqu'à l'endroit du tatouage, comme si c'était quelque chose de magique. Une vérité contre laquelle elle ne pourrait lutter, parce que c'était gravé à même sa chair : qu'elle était importante et qu'elle n'avait pas le droit de l'abandonner.


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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 22:15


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Elle aurait souhaité que Tobias la serre un peu plus fort encore. Elle aurait adoré étouffer sous son étreinte, étouffer de sa tendresse. Les mains toujours agrippées sur le tissu de la chemise de celui qui comptait tant pour elle, Liv se sentait revivre. Ces derniers jours, elle avait ignoré les appels de Tobias et elle se rendait compte que jamais elle ne serait capable de le faire toute une vie. Il était trop important pour elle. Elle aurait sans doute vendu son âme au diable pour le voir sourire et pour qu'il soit heureux. Elle se serait vendue toute entière pour qu'il ait sa dose quotidienne de bonheur. Là, dans ses bras protecteurs, elle se remémorait sans cesse l'image de son prénom gravé dans la chair de Tobias. Elle trouvait cela poétique et même si elle écrivait des romans à l'eau de rose, elle n'avait jamais pensé à un tel scénario. Pourtant, elle savait que son nom n'était pas le seul à apparaître sur le corps de Tobias. Elle savait que ce n'était pas parce qu'elle apparaissait sur le torse de son confident qu'il fallait en tirer des conclusions. Mais, comme la plupart des femmes, elle en tirait. Elle ne pouvait s'empêcher de se faire la réflexion que son prénom était tatoué si proche du cœur de Tobias que ça sonnait comme une chanson d'Edith Piaf. Et oui, elle se serait teinte en blonde s'il lui avait demandé. Elle ne pouvait s'empêcher de laisser grandir en elle l'espoir qu'un jour Tobias puisse ressentir la même chose pour elle. C'était sans doute malsain maintenant qu'elle était dans ses bras, toujours malhonnête envers lui. Elle songea un moment à laisser tomber ses défenses et à tout lui avouer. Lui dire que ces derniers temps, il venait même hanter ses rêves la nuit. Lui dire qu'elle se sentait totalement impuissante face à ce qu'elle ressentait pour lui. Lui dire qu'elle pouvait accepter n'être qu'amie avec lui si c'était ce qu'il désirait. Même si ce dernier point était sans doute encore un mensonge.

Elle ne pouvait aussi s'empêcher de repenser à ses doigts courant sur la peau nue de Toby. Elle avait fait preuve d'une audace dont elle ne se serait jamais crue capable. Elle si pudique, si prude, si innocente. Elle ne l'était plus tant que ça face à un Tobias si attirant et désirable. Elle n'arrivait même plus à situer le moment exact où elle avait compris que ses sentiments basculaient vers quelque chose de plus profond encore que de la simple amitié. Elle se souvenait juste avoir eu l'impression de s'évanouir à plusieurs reprises tandis que ses mains effleuraient innocemment sa peau, comme à leur habitude. Elle avait eu cette sensation de vertige et de papillons dans le ventre dont lui avait souvent parlé son père quand elle l'avait questionné sur l'amour. Liv avait beau ne pas avoir connu ses parents biologiques, elle n'avait pas été recueillie par les pires parents du monde. Si sa mère se montrait particulièrement froide, son père avait toujours été une friandise bien sucrée à ses yeux. Un vrai nounours en guimauve qui n'hésitait pas, malgré ses grands airs, à donner des précieux conseils quotidiens. Il n'avait jamais été facile pour Liv d'être la fille d'un homme politique aussi renommé. Cela ne faisait qu'accentuer son impression de ne pas être à sa place. Elle se souviendrait sans doute toute sa vie lorsqu'elle avait débarqué chez les Van Berckel, paniquée et qu'elle avait demandé de l'aide à Tobias pour choisir une robe pour dîner à la maison blanche en compagnie de Michelle et Barack Obama. Et sans rechigner, Tobias avait donné ses conseils de mode à la jeune Liv pendant un après-midi entier alors qu'il avait sans doute beaucoup mieux à faire. Si ça, ce n'était pas de l'amitié pure et inconditionnelle. C'était d'ailleurs cette amitié inconditionnelle qu'elle ressentait en cet instant tandis qu'il la serrait dans ses bras. Elle avait l'impression d'être protégée et de pouvoir affronter toutes ses peurs lorsqu'il était si proche d'elle.

« Hey... tout va bien Liv. Tout va bien, ok ? » Il déposa un baiser sur ses cheveux et elle eut envie de le croire. Elle voulait se convaincre que tout allait bien alors que dans le fond, tout allait mal. Chaque seconde qui passait lui donnait l'impression de mentir un peu plus. Chaque seconde où elle ne lui avouait pas ses sentiments naissants était une seconde où selon elle, elle le trahissait. Parce que finalement, comment aurait-il interprété cette étreinte s'il avait su ce qu'elle ressentait pour lui ? Peut-être n'aurait-il pas osé lui embrasser les cheveux et murmurer ces doux mots à son oreille. Peut-être aurait-il été gêné et peut-être leur amitié aurait volé en éclat sous leurs doigts. Il n'y avait aucune bonne solution. Liv était dans une impasse et elle laissa s'échapper une autre larme qu'elle rattrapa rapidement du bout des doigts avant qu'elle ne s'effondre sur Tobias. « Je te laisserai pas faire. Je te laisserai pas m'abandonner. De toute façon t'en serais pas capable, tu m'aimes trop » Cette fois, le coeur de Liv loupa le coche. Elle fixa un point sur le mur du salon et tenta en vain de contrôler son rythme cardiaque. Oui, elle l'aimait trop. Et il était là, le fichu problème. « Oui, sans doute. » souffla-t-elle simplement mais pas vraiment convaincue. C'était d'ailleurs peut-être cet amour qui pourrait la forcer à l'abandonner pour de bon. Elle était prise dans des sentiments contradictoires  et elle en avait mal dans le crâne, mal dans les entrailles, mal dans le coeur. « Je me battrai pour te garder. Je louerai même un cheval s'il le faut. Et je te ramènerai toujours à la maison... » La remarque de Tobias décrocha un sourire à Liv. Il attrapa alors sa main qu'il posa à nouveau sur son torse, en boule. Elle ferma les yeux quelques instants, profitant de ce contact. Elle se défit un peu de son étreinte, restant pourtant proche de lui. Elle planta ses yeux bleus dans les siens, un sourire sur les lèvres. « Tobias, je... » Le visage de Liv devint soudain beaucoup plus sérieux. Elle fixa encore une fois les lèvres de Tobias et finit par détourner le regard, laissant échapper un soupir par la même occasion. Non, elle n'avouerait rien ce soir. Du moins, pas plus que ce qu'elle n'avait déjà dévoilé. « T'es la plus belle personne que je connaisse. » Finalement, ça sonnait pas mal comme un aveu dans la bouche de Liv. Elle se mettait à parler comme dans ses romans préférés. De sa main libre, elle vint attraper celle de Tobias et elle en caressa doucement le dos du bout du pouce.

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Dim 22 Mar - 23:29


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Il était l’archétype même de ces êtres qui ne comprennent rien avant que les choses leur sautent au visage, qu'elles les enlacent et les dévorent jusqu'à s'abandonner à l'intérieur de leur existence. Il était cette chimère qui ne parvenait à percevoir ce que la réalité était pourtant, ce que les autres pourraient apercevoir, comprendre, saisir, mais surtout pas lui. Surtout pas Tobias qui pourtant l'étreignait dans ses bras avec cette envie d'apaiser ses tourments sans savoir qu'il était la principale cause de ceux-ci. Ou plutôt, il s'en doutait, mais pas aussi précisément, pas parce qu'elle ressentait des sentiments et qu'elle craignait que cela finisse par briser ce qu'ils avaient. Alors elle voulait presque prendre ce risque de tout briser avant que ce soit lui qui le fasse... Lui, sans savoir s'il le ferait réellement, sans se douter du fait que cela pourrait ouvrir une autre réalité, d'autres indécisions, d'autres hésitations. Alors qu'il ramenait ses doigts sur sa peau, qu'il guidait sa main sur cette chair qu'elle avait si longuement effleurée un peu plus tôt. Peut-être qu'au fond, il espérait simplement réparer ce qui avait pu être brisé à ses yeux à elle, lui ne voyait pas l'ombre d'une fêlure à même cette amitié qui lui crevait le ventre, cette amitié derrière laquelle il se dissimulait pour ne pas chercher plus loin, pour ne pas s'interroger, pour se dire que Liv et Tobias c'était plus simple que la courbe du temps. Et que là, sur son torse, c'était leurs deux âmes qu'il avait entremêlées : lui par sa peau, elle par son nom. Alors qu'elle se reculait, pas assez pour mettre un terme à ces instants, mais juste assez pour qu'il puisse entrevoir ses paupières closes avant qu'elle ne les ouvre pour laisser leurs iris se croiser sous l'écho du sourire qui étirait ses lèvres rosies. Elle était belle, tellement belle que la lune en pâlirait, et il ne pouvait remettre en doute cette vérité, parce que c'en était une. La lune était creuse, elle... elle était magnifique. Elle, son existence pâlirait si elle en disparaissait, il le savait... comme il savait qu'il crèverait de ne plus jamais jouer de musique. Elle était cette lueur qui faisait pâlir toutes les autres, celle qui venait parfois les écouter jouer et qu'il cherchait dans le public lorsqu'il la savait là.

Mais ce n'était que de l'amitié, bien sûr. Cela ne l'empêchait pas de s'égarer à d'autres lèvres, contre d'autres corps... Non. Justement parce qu'ils n'étaient que des amis... tactiles, complices, inséparables, qui se confiaient tout. Des amis. Juste des amis. Et il en était convaincu, comme l'idiot qu'il avait décidé d'être avec elle. L'idiot qui se refusait à s'avouer à lui-même qu'elle avait sûrement trop d'importance. Mais personne n'en a jamais trop qu'il répondrait, comme un fameux prestidigitateur capable de rouler tous les spectateurs. On est ami. Juste des amis. Et vous vous faites des films. Non elle ne m'aime pas... pas comme ça... pas vrai Liv ? « Tobias, je... » Non, il ne fit pas ce doux rapprochement, ces mots qui menaçaient de s'échapper de ses lèvres, ceux-là même qui collaient avec le sérieux de ses traits, de son timbre. Elle sembla hésiter et il le vit alors que ses prunelles chutaient... finalement ailleurs sous un soupir. Il ne saurait pas ce qu'elle avait failli dire, ce qui avait manqué de s'esquiver de cette langue aux allures mesquines du mensonge par omission. « T'es la plus belle personne que je connaisse. »

Un sourire vint esquisser ses traits... il savait très bien que ce n'était pas ce qu'elle avait voulu dire au départ, ces mots qui s'étaient perdus entre son esprit et leur formulation. Il savait, et il aurait aimé pouvoir les deviner... Il aurait pu sûrement, s'il ne se voilait pas lui-même la face, s'il n'avait pas décidé que Liv et Tobias ça ne pouvait pas changer, se transformer, évoluer... parce qu'elle était trop pure, trop belle, trop... elle, pour qu'il vienne tout gâcher tel le connard qu'il pouvait être avec ses aventures éphémères. Et puis, ils étaient amis, ça surpassait tout le reste. Du moins ça aurait dû le pouvoir. "Avec toi alors, parce que je connais des personnes qui pourraient se plaindre que je rappelle jamais le lendemain." lâcha-t-il, taquin, conservant pourtant sa main contre son cœur, sur ce prénom tatoué qui laissait percevoir chaque battement saccadé de son palpitant. "Viens..." souffla-t-il en l'entraînant vers ce canapé où ils auraient dû se retrouver au début de cette conversation, à la serrer dans ses bras, à sentir son parfum le bercer tandis qu'ils réinventaient le monde ensemble, qu'ils en redessinaient les contours. C'était facile, ça coulait de source entre eux, à tel point qu'ils pouvaient lever la main et dessiner dans ce vide qui prendrait pourtant vie. Sa main dans la sienne, il la guida jusqu'à ce trois places, s'y laissant tomber tout en l'y entraînant, la laissant se retrouver contre lui. "Tu sais Liv... c'est toi la plus belle âme en ce monde." souffla-t-il à son oreille comme un murmure égaré, étourdi. "Tu brilles à ta façon et tu as été la première à me comprendre ici." ajouta-t-il, mais il savait qu'elle n'avait pas tout dit. Il savait qu'il y avait toujours quelque chose, et il ne savait pas ce que c'était, il ignorait si cela risquait de lui exploser à la figure prochainement. Ses doigts ne perdirent pas sa main, celle qui avait caressé le dos de la sienne un peu plus tot, ils s'entrelacèrent aux siens, tandis que son autre bras l'enveloppait contre lui. "Si tu veux, je te fais une promesse à la con... si dans dix ans on n'est pas marié, si dans dix ans on n'a pas trouvé quelqu'un de valable pour finir nos jours avec, je te demanderai de m'épouser." affirma-t-il, parfaitement sérieux. Non parce qu'il venait de tout comprendre, mais parce qu'il avait déjà vu cela dans certains films, et qu'épouser son amie ce n'était pas la plus mauvaise idée du siècle... ou peut-être que ça l'était. Peut-être que cela foutrait leur amitié en l'air parce qu'il aurait clairement envie d'elle, qu'il l'aimerait toujours un peu trop au point de ne plus supporter qu'un autre l'effleure. Quand rien n'était réel, tout était tout simplement plus simple. "Tu vois, on peut toujours réinventer le monde à nous deux." Un vague murmure alors que c'était lui à présent qui caressait sa paume du bout d'un doigt.




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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Lun 23 Mar - 1:32

Citation :
On dit que l'orpheline Liv, préfère papillonner avec un musicien ringard plutôt que se consacrer à ses examens. C'est papa et maman Jenkins qui vont être contents.
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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Lun 23 Mar - 19:28


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   ----------------{♪♪♪}---------------

Liv avait failli craquer. Elle avait failli prononcer ces quelques mots de trop. Ces quelques mots qui auraient fait valser leur amitié dans les méandres de l'ambiguïté. Elle s'en voulait un peu de ne pas avoir eu le cran d'aller plus loin dans ses paroles, de lancer ces quelques petits mots qui changeaient parfois la vie. Elle se souvenait parfaitement de la première fois où elle avait dit "Je t'aime" à un homme. Quelque chose de sincère et de fort, quelque chose qui transcende le temps et les époques. Quelque chose de puissant qui met en pièce une réalité pour la transformer en quelque chose de meilleur encore. Alors oui, Liv se souvenait très bien de la première fois où elle avait offert ces maigres mots qui, à défaut d'être les plus longs de leur langage, étaient sans doute les plus beaux. La seconde qui avait suivi, Clyde avait paru si vulnérable qu'elle avait eu envie de le protéger à jamais. Il avait eu l'air sous le choc d'entendre ces mots franchir les lèvres de Liv. Il avait attrapé les mains de sa belle et s'étaient mordu l'intérieur de la joue comme pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Puis, il n'avait pas su quoi répondre pendant une seconde à peine. Il ne voulait pas banalement lui répondre "Moi aussi". C'était surfait. Il voulait quelque chose de spécial pour sa Liv. Pour lui faire comprendre qu'elle était unique à ses yeux. Alors, il avait tout simplement dit : "Je t'aime plus encore". Liv avait sourit et il l'avait attrapée pour la blottir contre lui. Aujourd'hui, ce souvenir avait un goût amer. Le goût des beaux souvenirs qui font souffrir. Avec le recul, elle ne savait plus comment interpréter cette scène. Avait-il été sincère, ne serait-ce qu'une seconde ? Même si elle avait tourné la page depuis un moment, elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question chaque fois qu'elle pensait à Clyde. Alors aujourd'hui, plantée devant Tobias, Liv n'envisageait plus de prononcer ces mots. Parce que plus encore que la peur de se faire rembarrer, la peur qu'il ressente la même chose pour elle la hantait. Finalement, c'était sans doute plus simple qu'il ne ressente rien d'autre que de l'amitié. Pourtant, au fond d'elle, le doute était toujours bel et bien ancré.

« Avec toi alors, parce que je connais des personnes qui pourraient se plaindre que je rappelle jamais le lendemain. » Elle s'en moquait un peu que Tobias soit un amateur d'aventures d'un soir. Elle ne l'avait jamais jugé à ce sujet. Tandis qu'elle se privait de toute relation charnelle, il accumulait les histoires éphémères. Ils étaient tous deux dans les extrêmes et jamais il ne lui serait venu en tête de le critiquer à ce sujet. Après tout, il ne faisait que profiter de sa jeunesse, il n'y avait pas de mal à ça. Elle n'était même pas vraiment jalouse de toutes ces filles et de ces garçons qu'il ramenait entre ses draps. Cela aurait été mentir que de dire qu'elle n'avait jamais tenté d'imaginer ce que cela pouvait faire de se retrouver dans un lit avec Tobias. Elle avait même rougi en laissant vagabonder son esprit et s'était cachée sous la couette, tentant d'effacer ces images de son subconscient. Qu'elle était prude parfois, la belle Liv. Elle n'avait jamais envisagé faire l'amour avec quelqu'un. Même l'idée de coucher avec Clyde ne lui avait pas parue naturelle. Tobias était le premier avec qui elle pouvait se projeter. Même si ça la gênait au plus haut point d'imaginer un tel scénario. Elle si pudique, elle si douce et craintive. « Viens... » souffla-t-il en entraînant Liv vers le canapé. Un sourire se dessina sur les lèvres de la belle. Elle était faible de céder face aux beaux yeux de Tobias. Elle savait que chaque seconde qui passait rendait la situation un peu plus compliquée encore. Alors, elle s'installa contre Tobias, gardant leurs deux mains liées. Ce canapé, c'était un peu leur refuge. Là où ils refaisaient le monde pendant des heures entières. C'était soit là, soit dehors, sous le ciel bleu ou étoilé. Là, blottis l'un contre l'autre, ils étaient complets. Du moins, c'était ce que ressentait Liv. Elle avait l'impression que sa place était là et nulle part ailleurs. Elle bénissait ses parents de l'avoir presque traînée de force jusqu'à la maison des Van Berckel pour dîner. Adolescente, Liv méprisait les dîners mondains un peu plus qu'aujourd'hui. Elle avait alors fait des pieds et des mains pour éviter ce cauchemar. Le père Jenkins n'avait pas cédé et l'avait forcée à revêtir sa plus belle robe pour qu'ils aillent dîner chez ses amis. Elle était arrivée dans la demeure avec la moue renfrognée, franchement pas ravie de se coltiner des bourgeois pendant toute une soirée. Puis elle l'avait aperçu, avec le même air en bandoulière. Il lui avait souri et elle n'avait pu s'empêcher de faire de même. Cette rencontre des plus banales avait signé le commencement de leur amitié si fusionnelle et unique.

« Tu sais Liv... c'est toi la plus belle âme en ce monde. Tu brilles à ta façon et tu as été la première à me comprendre ici. » Menteur, eut-elle envie de souffler à son tour. Elle aimait la façon dont Tobias la percevait mais elle était aussi persuadée qu'il se trompait totalement. Elle avait peut-être l'image de l'agneau mais parfois, à l'intérieur, elle était le loup affamé qui décimait la bergerie. Au creux d'elle, elle ressentait souvent cette grande colère qui la rendait impitoyable. Avec Tobias, cette partie d'elle-même était estompée. Parce qu'il la rendait meilleure. Et l'inverse était sans doute vrai. C'est pourquoi ils s'admiraient l'un l'autre, repérant chez l'autre des qualités qu'ils auraient souhaité effleurer du bout des doigts. « Si tu veux, je te fais une promesse à la con... si dans dix ans on n'est pas marié, si dans dix ans on n'a pas trouvé quelqu'un de valable pour finir nos jours avec, je te demanderai de m'épouser. » Il l'entoura de son bras tandis qu'il parlait. Perdue dans l'observation de leurs doigts entremêlés, elle l'écouta parler, un sourire aux lèvres. Elle ne put s'empêcher de penser au film avec Julia Roberts et son cœur se souleva. Parce que ce film se terminait mal pour Julia. Du moins, du point de vue de Liv. La pauvre Julia laissait celui qu'elle aimait se marier avec une autre. « Tu vois, on peut toujours réinventer le monde à nous deux. » Il n'avait pas tord. Tant qu'ils étaient tous les deux, ils pouvaient gravir des montagnes grâce à leur imagination sans bornes. « C'est long, dix ans... Qui sait où nous serons dans dix ans ? Je suis sûre que t'aura au moins déjà deux mariages à ton actif, avec des groupies. Et au moins trois mioches aussi. » Elle le taquinait même si elle ne pensait pas ce scénario impossible. Tobias faisait craquer les filles en règle générale. Et les garçons aussi. Il faisait craquer tout le monde avec sa bouille adorable, en fait. Il n'avait que l'embarras du choix. « Ou bien tu vas me faire le même coup que le type dans le film avec Julia Roberts. Tu vas tomber amoureuse d'une autre fille deux jours avant la fin des dix ans. » Liv lui donna un léger coup d'épaule pour bien montrer qu'elle l'embêtait plus qu'autre chose. Puis, se redressant un peu, elle lança, le plus sérieusement du monde : « Liv Van Berckel. Ca sonne bien, quand même. » Elle se repositionna contre lui tandis que son portable se mettait à vibrer dans sa poche. Elle entendit aussi celui de Tobias sonner. Machinalement, elle regarda la notification qu'elle venait de recevoir. Cette très chère Gossip Girl... En lisant le message, elle sentit ses joues s'enflammer, comme si elle avait l'impression d'avoir été prise en flagrant délit. Pendant de longues secondes, elle n'osa pas regarder Tobias, gênée par ce qu'elle venait de lire. Puis, elle finit par dire : « Quelle conne. » Liv n'était pas du genre à jurer sans cesse, c'était rare qu'elle insulte les gens. « Elle n'a pas du lire les magasines de musique pour savoir que tu es tout sauf ringard. » Gossip Girl pouvait lui rappeler son statut d'orpheline autant qu'elle voulait. Mais Liv ne supportait pas qu'elle s'attaque à ses proches avec des arguments aussi bas. 

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Lun 23 Mar - 21:42


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Un sourire incrusté à ses lèvres... « C'est long, dix ans... Qui sait où nous serons dans dix ans ? Je suis sûre que t'aura au moins déjà deux mariages à ton actif, avec des groupies. Et au moins trois mioches aussi. » ... il l'écouta lui répondre par des hypothèses plus amusantes qu'autre chose. Lui, marié, divorcé, avec des marmots sur les bras, il avait vraiment du mal à s'imaginer ainsi. Pourtant, même s'il s'intéressait au bonheur des orphelins, il avait du mal à imaginer qu'un jour il pourrait lui-même avoir des enfants à lui. C'était une chose de jouer les grands frères, une autre de réellement être parent, lui qui avait grandi avec des figures parentales bancales, sans oublier que la toute première qui ne semblait pas l'avoir marqué, ou peut-être bien trop pour que son esprit ne veuille pas l'en protéger, était une belle saloperie. La possibilité de sa propre paternité le laissait plus songeur qu'autre chose, incapable d'imaginer qu'un rejeton puisse être le sien, véritablement. Il avait beau voir la vie du bon côté, il n'était pas du tout sûr de lui dans un rôle tel que celui-ci, comme s'il craignait de reproduire les conneries d'êtres dont il ne savait rien. Un père qui visiblement avait planté sa mère. Un beau père violent qui avait laissé sa trace sur le corps de Tobias... dont la peau n'était pas si lisse par endroit, ou bien trop pâle pour ne pas laisser penser qu'il avait dû lui arriver quelque chose. Mais il n'en faisait pas état, racontait une belle connerie et passait à autre chose lorsqu'on lui posait la question... jamais la même réponse, sauf aux êtres qui lui étaient les plus proches, dont Liv. Il ne lui avait jamais menti, ses questions il y avait répondu avec honnêteté, ou déconnade, mais les mensonges ne franchissaient pas ses lèvres. "Ça c'était mon beau-père... mais fais pas cette tête, je m'en souviens pas. On me l'a raconté, c'est tout. Pis ça aurait pu être pire, j'aurais pu ressembler à Freddy Krueger." La vie, même dans ses plus sombres recoins où la puanteur nécrosait les âmes, venait pourtant trouver une part de beau, d'amusant, de positif, de... C'était sa manière de prendre la vie, comme s'il ne cessait jamais de battre le rythme qu'il avait décidé.  

« Ou bien tu vas me faire le même coup que le type dans le film avec Julia Roberts. Tu vas tomber amoureuse d'une autre fille deux jours avant la fin des dix ans. » l'entendit-il ajouter, tandis qu'elle lui donnait un coup d'épaule et qu'il riait, amusé par cette hypothèse. Tomber amoureux deux jours avant... c'était déjà pas son truc de tomber amoureux, alors deux jours avant la date fatidique, ce serait presque le gros sketch de l'année si cela devait se produire. « Liv Van Berckel. Ça sonne bien, quand même. » ajouta-t-elle sans lui laisser le temps d'en placer une, entre son fou-rire et ces nouvelles paroles trop sérieuses. Comme si brusquement elle l'envisageait vraiment, mais c'était une promesse, et pas la plus mauvaise, il en était certain... mais pas assez pour lui dire de se lancer demain pour être tranquille une bonne fois pour toute. Il allait une nouvelle fois ouvrir les lèvres lorsque leurs portables se mirent à vibrer quasiment en même temps, ce qui ne lui laissa aucun doute sur l'origine du message, qu'il scruta sur l'écran du téléphone de Liv, ne prenant même pas la peine de sortir le sien. "Ça c'est de l'insulte." laissa-t-il filer avec ironie, nullement blessé par sa réflexion. « Quelle conne. Elle n'a pas du lire les magasines de musique pour savoir que tu es tout sauf ringard. » chercha-t-elle à adoucir la critique qui n'avait pas atteint le musicien. "Peut-être que si, mais qu'elle se cache dans une poubelle pour écouter notre musique pour pas avouer qu'elle est la groupie numéro un qui rêve de m'épouser, qui sait." répliqua-t-il d'un sourire taquin, relevant ses sourcils comme s'il faisait du charme exagéré à celle qu'il tenait contre lui. "D'ailleurs, justement, pas de mariage avec des groupies, je risquerais de me retrouver avec une vieille folle à la Misery, nommée GG la langue de pute, qui me forcera à lui jouer son morceau préféré en me séquestrant dans un vieux carton perdu au milieu des égouts pendant qu'elle bavera sur tous ceux qu'elle envie." s'insurgea-t-il comme si tout ceci pouvait être vrai. Il aurait sans doute pu sortir la même idiotie sans le nom de GG, si cette dernière n'avait pas précisément choisi cet instant pour se manifester. Pas de doigt d'honneur aux journalistes disait Connor. Alors pas de doigt d'honneur aux journalistes, et il ne prendrait même pas la peine de répondre, ça lui donnerait plus d'importance qu'elle n'en avait à ses yeux. Et puis, en dehors de la blague pourrie qu'il venait de faire, il était bien conscient que tout le monde n'aimait pas la musique du groupe, mais il y avait suffisamment de personnes qui l'appréciaient pour qu'il se contrefiche de leurs avis.

Et puis il y avait Liv, leur discussion, le fait qu'elle ait finalement arrêté de le repousser, même s'il savait toujours ignorer la raison de tout ça, et que cela pouvait à nouveau se reproduire prochainement sans qu'il ne comprenne plus la situation qu'à cette seconde. Aussi préféra-t-il oublier la mauvaise langue pour reprendre cet échange, et ce surnom qu'elle avait tenté d'essayer après sa promesse dérisoire. "Je tiens à mes pieds je te signale, future Madame Liv Van Berckel." poursuivit-il en oubliant le sms et les dernières soit-disant grandes nouvelles de la Gossip, comme si cela pouvait réellement avoir de l'importance. "Parce que le réverbère attendra toujours son étoile." souffla-t-il finalement à son oreille, déposant un délicat baiser sur sa tempe, tandis qu'il la gardait contre lui. Sans jamais réfléchir. Sans jamais s'interdire. "Qui devait vraiment travailler ? L'autre no life a raison ?" s'enquit-il finalement. Non pas que cela aurait changé quoique ce soit à ces instants, mais il était curieux de savoir si elle travaillait vraiment lorsqu'il était arrivé un peu plus tôt et qu'elle l'avait prétexté.

Misery:
 

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Mar 24 Mar - 22:00


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but I feel you closer.

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Ils avaient souvent parlé de paternité et de maternité ensemble. C'était une question qu'ils se posaient, sans doute encore plus qu'une personne ayant connu une enfance un tant soit peu normale. Liv, comme Tobias, se demandait sans cesse si elle deviendrait un bon parent. Serait-elle capable d'élever au mieux un enfant, d'être une mère aimante et attentive ? Elle n'en était pas certaine. Après tout, elle n'avait que vingt-trois ans, elle avait tout le temps du monde devant elle. Enfin... Elle savait que dans dix ans, elle aurait déjà trente-trois ans et que son horloge biologique commencerait tout doucement à sonner la fin de la partie. Liv n'aimait pas s'imaginer mère. Elle n'était même pas sûre de vouloir avoir un enfant un jour. Elle avait bien trop peur de faire des erreurs grossières. Jamais elle n'abandonnerait un enfant mais elle appréhendait le fait d'être incapable de lui accorder l'amour que cet enfant mériterait. Alors, elle préférait penser qu'elle n'aurait jamais d'enfant. C'était tellement plus simple. De creuser un trou dans le sable et d'y enfoncer sa tête comme les autruches. C'était toujours plus simple de fuir en fait. Et c'est ce que Liv faisait souvent. Malgré sa franchise, elle préférait éviter les situations compliquées en les fuyant comme la peste. Ce qu'il venait de se passer à l'instant avec Tobias en était la preuve. Dans le fond, Liv Jenkins n'était qu'une lâche et sa franchise ne concernait finalement que la banalité du quotidien. D'ailleurs, elle avait toujours été honnête avec Tobias lorsqu'elle lui disait qu'elle l'imaginait parfaitement père. Un jour. Peut-être pas l'année prochaine. Mais elle n'avait jamais eu aucun mal à le projeter avec un bambin entre les bras. Liv était convaincue que Tobias avait tout l'amour du monde à offrir et qu'il ne s'en rendait pas encore compte. L'histoire atypique et difficile du jeune homme semblait l'empêcher de s'imaginer père. Pourtant, Liv savait qu'il serait incapable de reproduire ce que ces personnes lui avaient fait. Tobias Van Berckel ne brisait personne. Pour ceux qu'il aimait, il était prêt à tout. Même à décrocher la lune. Alors, il serait un père merveilleux. Le père juste dont chaque enfant pouvait rêver.

« Ca c'est de l'insulte. » ironisa-t-il en lisant la notification de Gossip Girl. Il ne semblait pas bouleversé par les propos de la langue de vipère et il avait sans doute raison. La personne qui se cachait derrière le pseudo de Gossip Girl devait être quelqu'un de vraiment malheureux. Quelqu'un de misérable. Liv n'était pas du genre à s'occuper de la vie des autres. Par conséquent, elle ne comprenait pas comment une personne pouvait passer sa vie à épier les moindres faits et gestes des autres. Surtout que, parfois, les notifications de Gossip Girl étaient ridicules et dénuées de tout intérêt. Pourtant, Liv continuait de suivre son blog et parfois, elle prenait même plaisir à lire les aventures de personnes qu'elle connaissait plus ou moins. Et elle se détestait pour ces moments de pur voyeurisme qui ne lui ressemblaient absolument pas. Comme quoi, les secrets finissaient toujours par en intéresser plus d'un. Un instant, Liv se demanda combien de personnes avaient reçu cette notification. Combien de personnes liraient ce que Gossip Girl venait d'écrire sur elle et Tobias. C'était déroutant. Elle n'aimait pas vraiment qu'on la remarque, surtout de cette façon, et elle avait l'impression, même si l'information était maigre, que sa vie était étalée sur la place publique. Elle détestait ce sentiment. Mise à nue contre sa propre volonté. Elle se demandait qui avait bien pu les voir, qui avait balancé l'information à Gossip Girl. C'était le genre de chose qui pouvait la rendre totalement parano. « Peut-être que si, mais qu'elle se cache dans une poubelle pour écouter notre musique pour pas avouer qu'elle est la groupie numéro un qui rêve de m'épouser, qui sait. D'ailleurs, justement, pas de mariage avec des groupies, je risquerais de me retrouver avec une vieille folle à la Misery, nommée GG la langue de pute, qui me forcera à lui jouer son morceau préféré en me séquestrant dans un vieux carton perdu au milieu des égouts pendant qu'elle bavera sur tous ceux qu'elle envie. » Liv ne put s'empêcher de rire en entendant les hypothèses saugrenues de son ami. Il avait une imagination sans bornes, parfois. « Tu sais très bien que c'est moi, ta groupie numéro 1. Ne remet pas ça en doute, sinon je te séquestre. Je ferais sans doute bien pire que te forcer à jouer mon morceau préféré. » blagua-t-elle tout en sachant très bien qu'elle n'avait aucune crédibilité en cet instant. Liv n'avait pas du tout le machiavélisme de Gossip Girl. Elle était douce et tendre lorsque la langue de vipère était cruelle et perfide.

« Je tiens à mes pieds je te signale, future Madame Liv Van Berckel. » L'idée était encore plus séduisante lorsque ce nom était prononcé par Tobias. Bien sûr qu'elle s'imaginait liée à lui dans le mariage maintenant qu'il avait avancé une telle promesse. Elle ne pouvait s'empêcher de penser au couple qu'ils formeraient, dans dix ans. Ce n'était pas facile de se projeter. Elle avait déjà du mal à savoir où et comment elle serait dans dix ans. Alors, s'imaginer au bras de Tobias, cela paraissait surréaliste. Bien que tentant. Trop tentant.« Parce que le réverbère attendra toujours son étoile. » Inconsciemment, la main de Liv serra un peu celle de Tobias lorsqu'il prononça ces paroles. Elle lui en voulait de prononcer de si beaux mots qui faisaient battre son coeur un peu plus fort. Elle détestait lorsqu'il soufflait à son oreille et embrassait sa tempe. Parce que cela lui rappelait la réalité : elle était en train de tomber amoureuse de lui. « Imagine deux secondes nos enfants. Mes yeux bleus et ton nez retroussé. Ils seront juste parfaits. » lança-t-elle sur le ton de la rigolade. Pourtant, elle le pensait vraiment. « Puis arrête de parler comme un poète, Ringo Starr. C'est censé être moi l'écrivain dans cette pièce. Même si je suis plutôt en manque d'inspiration, ces derniers temps. » Tobias était l'une des seules personnes à savoir qu'elle écrivait. Pour autant, il n'avait jamais lu quelque chose de Liv. Elle trouvait toujours une bonne excuse pour ne rien lui faire lire. Elle avait confiance en lui mais là n'était pas la question. Pour elle, l'écriture était une façon de se mettre à nue. Littéralement. Et même devant Tobias, elle n'était pas encore certaine d'en être capable. « Qui devait vraiment travailler ? L'autre no life a raison ? » Liv haussa les épaules. « En fait, je luttais avec le syndrome de la page blanche. » Liv scruta Tobias du regard pour savoir pourquoi cette question l'intéressait. « Mais la langue de vipère a raison, je préfère papillonner avec toi, l'inspiration reviendra peut-être grâce à toi. »

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les hautes lumières
shades of wine, love keeps dancing through my mind, no I can't escape this time all because of you, yesterday, love was just a word to say, overnight a holiday, all because of you (c) françoise hardy
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Tobias Van Berckel

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MessageSujet: Re: If you never try you'll never know (Liv)   Sam 28 Mar - 17:17


   Liv & Tobias
i will follow you into the dark
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« Tu sais très bien que c'est moi, ta groupie numéro 1. Ne remet pas ça en doute, sinon je te séquestre. Je ferais sans doute bien pire que te forcer à jouer mon morceau préféré. » répliqua-t-elle à ses paroles, comme si elle comptait bel et bien être pire que les histoires impossibles qu'il venait d'émettre, juste comme ça, pour railler le message de l'inconnue que Gossip avait laissé se faire publier sans l'ombre d'un scrupule, ce qui voulait bel et bien dire qu'un article finirait sans doute sur la première page dans les minutes ou les heures à venir. Il s'attendait à lire le surnom que la langue de vipère lui avait attribué, à moins que ce ne soit celui de Liv. Celle dont il aimait le rire, la fragrance qui s'éternisait sur ses vêtements même après qu'il l'ait laissée. Celle qu'il se cantonnerait à jamais à percevoir comme une amie parce qu'il ne voulait pas qu'autre chose vienne réduire à néant ce qu'ils partageaient tous les deux, incapable dès lors, de comprendre qu'elle ne parvenait plus à agir ainsi, à séparer ce qui pour elle était évident... elle l'aimait, et il était assez aveugle pour ne rien remarquer du tout. Aussi se contenta-t-il simplement d'un « Je tiens à mes pieds je te signale, future Madame Liv Van Berckel. » comme si justement il s'agissait de ce pire qu'elle s'imaginait comme dans ce maudit film où le pauvre type tombait sur une pauvre folle. Si Tobias avait de l'imagination, King devait avoir une araignée au plafond pour inventer des histoires plus folles et délirantes les unes que les autres.

Puis d'autres paroles s'échouèrent à ses lèvres, le laissant ressentir le contact plus intense des doigts de Liv autour des siens, sur lesquels il porta son regard après ce délicat baiser contre sa tempe. Ils étaient eux, amis et plus encore, capables d'affronter le monde parce qu'il était incapable d'expliquer l'étrange lien qui s'était tissé au fil de toutes ces années à se comprendre, à se saisir et à s'étreindre comme ils le faisaient encore en cette seconde. D'autant plus qu'il ne supporterait pas qu'on puisse lui faire du mal... comme à d'autres à vrai dire, les membres du groupe, sa famille adoptive, tous des points sur un échiquier qui les mènerait là où ils le devaient, et où le fou divaguerait pour attaquer l'adversaire inattendu, et le faire basculer au sol sans l'ombre d'une hésitation. Mais Liv était cette bulle imprévisible, cette princesse égarée qu'il ne supporterait pas de voir disparaître... comme un besoin trop ténu pour qu'il lui accorde de l'importance, mais qui pourtant était là, bien vivant, palpitant.  « Imagine deux secondes nos enfants. Mes yeux bleus et ton nez retroussé. Ils seront juste parfaits. » fit-elle remarquer, ce qui étira les lèvres déjà amusées de Tobias d'un nouveau sourire. "Il y aura Fifi, Riri, mais pas de Loulou. Si déjà le monde supporte de voir les deux plus magnifiques rejetons, la catastrophe sera évitée." « Puis arrête de parler comme un poète, Ringo Starr. C'est censé être moi l'écrivain dans cette pièce. Même si je suis plutôt en manque d'inspiration, ces derniers temps. » "C'est parce que ta muse te manquait, ça va s'arranger, tu vas voir." lui répliqua-t-il du tac au tac, sans se démonter le moins du monde, l'affirmant comme s'il assimilait réellement sa présence à de l'inspiration.

Mais il n'avait pas réellement tord, puisque si elle avait besoin de lui autant qu'il avait besoin d'elle, il pouvait croire en ce qu'il affirmait. Il ne pouvait douter de ce fait, de ce besoin qu'il avait de la toucher, de l'étreindre, de refuser de la voir s'échapper comme une feuille dérobée par le vent. Il ne la laisserait jamais faire, c'était une autre vérité qu'il serait prêt à lui jurer, et pour cause, il venait bel et bien de plus ou moins la demander en mariage pour dans une dizaine d'années. Peut-être qu'au fond, ce serait le choix le plus naturel, le plus évident pour ceux les connaissant, pour ceux qui saisiraient combien déjà ils étaient trop proches... combien ils se voilaient la face à nier ce qui pourrait être doux, beau... ou totalement foiré en vérité, puisque Tobias ne réfléchissait pas, il aurait peur de la briser à l'étreindre comme il le faisait avec d'autre, il aurait peur de la perdre comme un grand con à s'égarer sur ce terrain miné. Ils étaient beaux comme ils étaient pourquoi vouloir noircir le tableau, le rendre plus compliqué, mille fois plus difficile. « En fait, je luttais avec le syndrome de la page blanche. Mais la langue de vipère a raison, je préfère papillonner avec toi, l'inspiration reviendra peut-être grâce à toi. » répondit-elle en l'observant attentivement, tandis que derrière ses prunelles qui ne faisaient que l'observer, il comprenait que cela avait réellement été un mensonge, une sorte de prétexte pour lui passer l'envie d'insister. Même si c'était comme tenter de frapper des moulins à vent, puisqu'il n'aurait jamais démordu de cela. Et à nouveau il sut qu'il y avait autre chose, mais restait incapable de savoir quoi, incapable de percer l'épais brouillard derrière lequel il se retranchait comme un enfant qui ne voudrait pas affronter la vérité.

Incapable, il fit glisser son pouce contre son index, douce caresse qu'il ne réfléchissait même pas, comme si tout ceci crevait sous un naturel qui n'aurait pas dû être. Pourtant, il était cet être tactile, celui qui malgré tout ne l'était pas autant avec tout le monde. Il y avait des instants, des brisures du temps qui n'attendaient que ces instants où il s'allongerait auprès d'une autre personne, coucherait, baiserait, avec douceur ou non, selon la courbe de la lune peut-être. Mais cette tendresse qu'il lui vouait était particulière... de celle qui craindrait de la blesser s'ils devaient basculer sur un chemin impromptu. Cela ne devrait jamais se produire, il ne pourrait pas l'assumer, il ne supporterait pas d'être ce genre de connard à profiter d'elle, à lui dérober cette innocence qu'aucun autre n'avait mérité. Peut-être qu'au fond cela prendrait la forme d'un rejet... non parce qu'il ne l'aimait pas, mais sans doute parce qu'il tenait déjà beaucoup trop à elle sans l'avouer. Trop... au point d'avoir l'impression de crever de cette distance qu'il ne voudrait jamais retrouver. "Mais la langue de vipère n'a aucune importance. Ce que pensent les autres on s'en fout... parce que tu es dans les bras de Ringo Star. Bien que franchement, t'as vu sa tête ?" lui demanda-t-il d'un petit sourire ironique... vu la tronche du type, il aurait préféré être quelqu'un d'autre, même si au fond, de ça aussi il s'en moquait, puisqu'il avait bien compris que la similitude était sur l'instrument. Ce n'était qu'un prétexte, qu'un instant, qu'un murmure, qu'une raison de plus pour passer du temps ensemble et partir sur un autre chemin que celui qui le préoccupait, cette sourde inquiétude que son éloignement ne soit que partie remise et que ce ne soit qu'une bataille si loin de la guerre. "Tu vas pas me dire que je lui ressemble quand même ?" la taquina-t-il avant de s'emparer d'une mèche de cheveux de Liv pour la placer à la place de la moustache que le Beatles avait autrefois portée. "Si ? Je devrais me la laisser pousser t'en dirais quoi ?" osa-t-il demander, les yeux brillants d'amusement, clairement pas désireux de porter la moustache. "Comme ça quand je te ferai des bisous..." continuait-il en s'inclinant pour venir déposer plusieurs bisous avec sa fausse moustache sur sa joue, veillant à lui chatouiller la gorge avec ses propres cheveux.


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